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28 décembre 2007

Pourquoi il faut croire encore à la démocratie au Pakistan

Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères et européennes s'exprime ce matin dans Le Figaro. Voici le témoignage "Benazir Bhutto, c'était un mélange qui n'appartenait qu'à elle d'élégance cette démarche altière, ce visage lumineux et de proximité avec le peuple. Ce peuple qui, en retour, lui vouait une véritable passion et fit d'elle deux fois un premier ministre. Et puis ce courage, cette détermination, ce mépris pour le danger dont elle était parfaitement consciente, dans une famille dont le destin a souvent croisé la mort violente… son père, ses deux frères. Je me souviens, comme beaucoup, de ses premiers mots au pied de l'avion qui la ramenait dans son pays, il y a quelques mois, quand elle disait savoir qu'elle pouvait être la cible d'un attentat dès ses premiers pas sur le tarmac. Et pourtant elle n'a pas craint de mener campagne, d'aller au devant des foules, même après le terrible carnage qui l'avait visée le jour même de son retour, en octobre. Bien sûr, je sais les reproches qui lui furent faits. Mais je préfère retenir la marque qu'elle laissera dans l'Histoire, celle d'un modèle, une femme de pouvoir aimée des siens, dans cet environnement qui ne fait pas la vie facile aux femmes.
Après cet ignoble attentat, il faut que la communauté internationale soit plus encore auprès du peuple pakistanais. Elle doit unir ses efforts pour prévenir les risques de fragmentation du Pakistan, comme l'y a appelé le Conseil de Sécurité des Nations unies dès jeudi soir. Les pays de la région, l'Afghanistan, l'Inde, l'Iran… savent qu'une déstabilisation du Pakistan est synonyme de risque majeur permanent à leur porte. Mais ce serait aussi une menace pour le monde, celle du développement d'un sanctuaire du terrorisme dans un pays qui a dans ses mains la puissance nucléaire. Quant à nous, Européens, nous devons prendre notre part du travail, ne pas faire comme si seuls les Américains étaient concernés. Le terrorisme, faut-il le répéter, c'est notre affaire à tous, de la Mauritanie au Pakistan, de l'Indonésie aux États-Unis, de l'Algérie à l'Espagne, au Royaume-Uni ou à la France. L'Allemagne, en tant que présidente du G8, avait lancé l'idée d'une initiative en faveur du Pakistan, et plus particulièrement des zones frontières avec l'Afghanistan. Sans doute faut-il rapidement mobiliser les financements nécessaires à sa mise en œuvre. Mais aussi, par exemple, lancer des programmes en faveur des jeunes du pays, notamment de formation de leurs futures élites. Nous devons à la fois appuyer le développement économique et social du pays et l'aider à lutter contre le terrorisme. C'est d'ailleurs en grande partie le même combat.
Nous devons croire à l'avènement de la démocratie au Pakistan. Ne pas y renoncer, alors que des millions de Pakistanais y aspirent et que Benazir Bhutto vient de mourir pour elle. Mais ce ne peut être un simple slogan, c'est une dynamique complexe et incertaine, qui doit être soutenue. Il faut refuser le chantage de la terreur. Les élections doivent se tenir, mais il faut aussi que les conditions le permettent. Leur sincérité sera la condition du retour au calme et à la stabilité. Pour l'instant, les autorités pakistanaises maintiennent l'échéance prévue du 8 janvier. Ce n'est pas à nous de nous prononcer sur la date. Ce ne sont pas nos élections, ce sont celles du peuple pakistanais. Notre rôle consiste à l'accompagner sur le chemin de la démocratie qu'il se choisira.

27 décembre 2007

La majorité présidentielle présente 500 candidats d'ouverture dans les grandes villes

Ils viennent du PS, du Modem, du club "Progressistes" d'Eric Besson, de la Gauche moderne de Jean-Marie Bockel ou sont sans étiquettes. D'autres appartiennet à l'UMP mais sont considérés comme des candidats représentant la "diversité".
L'UMP a dressé une liste de 500 candidats venus de la gauche ou du centre pour appliquer l'ouverture politique souhaitée par Nicolas Sarkozy, dans les communes de plus de 30.000 habitants, indique Le Figaro dans son édition du jeudi 27 décembre.
La liste a été préparée par Alain Marleix, en charge des élections au sein du parti. "J'ai décliné l'ouverture au niveau local en m'appuyant sur les noms de candidats fournis par les clubs de Jean-Marie Bockel et d'Eric Besson", indique-t-il. Alain Marleix ajoute qu'il compte en moyenne "entre un et deux candidats d'ouverture dans chacune des 280 villes de plus de 30 000 habitants".
15 têtes de listes
L'UMP a réussi à investir une quinzaine de têtes de liste issues de l'ouverture. Six-Emmanuel Njoh à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), Kamel Hamza à La Courneuve (Seine-Saint-Denis), Fayçal Menia à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), Leïla Bouzidi à Bobigny (Seine-Saint-Denis), Rachid Kaci à Nanterre (Hauts-de-Seine) et Noureddine Nachite à Creil (Oise), qui appartiennent à l'UMP, doivent représenter la "diversité".
A gauche, figurent Jean-Marie Bockel, maire de Mulhouse, Yves Urieta, maire de Pau, le radical de gauche Roger Didier, maire de Gap, Jean-Marie Kutner de la "Gauche Moderne", maire adjoint de Schiltigheim. Aux Mureaux (Yvelines), le parti a choisi François Gerber, un avocat classé à gauche.
Le Modem aussi
Au Modem, les maires sortant de Noisy-le-sec (Seine-Saint-Denis), Epinay (Seine-Saint-Denis) et Talence (Gironde), ont accepté la proposition de l'UMP. Il s'agit respectivement de Nicole Rivoire, Joël Chevreau et Alain Cazabonne.
Pour le reste, les investitures concernent surtout une deuxième ou une troisième place, notamment Chartres, Angers, Nantes, Colmar, Marseille, Toulouse, Avignon ou Rouen. Alain Marleix indique vouloir doubler le nombre de ces ralliements "d'ici au mois de février".

25 décembre 2007

Le blog de Fadela Amara met au jour le désoeuvrement des jeunes des cités

Désœuvrés, isolés, incompris. Les jeunes qui se sont exprimés sur le blog intitulé "Pour ma ville", mis en place par Fadela Amara, secrétaire d'Etat à la politique de la ville, le 30 juillet, décrivent un quotidien peu riant marqué par l'ennui. Tel sont les informations rapportées par Emmanuelle Chevallereau dans Le Monde du 18 décembre dernier.
Rédigés dans un français souvent défaillant, leurs 11 000 messages ont été disséqués par deux sociologues dans le cadre de la préparation du plan "Respect et égalité des chances", qui sera présenté, le 22 janvier, à Vaulx-en-Velin (Rhône), en présence du chef de l'Etat.
Leurs principales plaintes portent sur l'absence d'activités sportives, de commerces ou de lieux pour se retrouver entre jeunes. "Eu y mettre la plage avec la mer, ok jen demande un peu trop mais alors un point d'eau ou se baigner en plein air, un centre commercial avec un zara et un H & M, des bus plus sécurisé pour aller a st quentin en yvelines, un terrain de basket en plein air, un marchand de glace l'été, moins de vieux, plus de jeunes :)", écrit "Clow".
Les blogueurs se sentent prisonniers de leurs quartiers ou de leurs villages : "Surtout au niveau des transport de nos jours on est vrément mal deservi... J'ai une gare juste en face de chez moi et y'a qu'un train qui passe pour bouger "en ville" j'ai des bus et y'en a un par jour aussi... En gros tu le loupe tu bouge pas d'la journée ou tu fais du stop c'est sa ?" (Marine).
"Maxdu59" propose, lui, "un plan jeunes nomades" avec "des prix trés bas, et/ou forfait pour la tranche d'âge 15-20 ans sur les lignes urbaines", un tarif réduit "pour tous les Français, lorsque ceci achetent leurs tout premiers véhicules privés, baisse du coup du permis de conduire ainsi que baisse des contraites administratives pour y accédé".
92 % de ces 11 000 messages ont été postés durant la semaine de lancement de l'opération sur Skyblog. "L'opération n'a pas été inutile", note néanmoins Sebastian Roché (CNRS), coauteur de l'étude. Le blog a permis de "recueillir des opinions que les réunions électorales ou autres débats participatifs ne permettent pas de capter habituellement. Nous sommes dans la sociologie de l'expérience directe."
Nombre de blogueurs ont d'ailleurs exprimé leur résignation à l'encontre de la politique. "A chaque nouveau plan ont promais, promais, mais rien n'est suivie des fait je vous souhaite bien du plaisir, pour ma part je n'attent plus rien de l'état..." (Christian).



23 décembre 2007

A Sèvres, pillage au débit de tabac.

Dans la nuit de samedi à dimanche, vers 3 heures 30 du matin, le tabac de la Grande Rue, dans le centre ville, a été cambriolé.
Selon les informations recueillies par Le Parisien, les voleurs ont découpé une partie de la vitrine pour s'introduire dans l'établissement. Pendant une heure, ils ont fait main basse sur la caisse mais aussi sur les réserves de cartouches de cigarettes, les timbres, les cartes téléphoniques prépayées, les tickets Ratp et les jeux à gratter.
Les deux malfrats ont été filmés par le système de vidéosurveillance pendant leur forfait.
Le commissariat de Sèvres est chargé de l'enquète.

22 décembre 2007

Christine Albanel répond aux questions de Libération sur la production audiovisuelle.

La ministre de la Culture a dévoilé sa réforme de la production audiovisuelle dans une interview à Isabelle Roberts et Raphaël Garrigos dans Libération.
Selon les deux journalistes, le ministère de la Culture pète les plombs. Pas à cause des frictions avec France Télévisions, ni de l’épineux problème de la production audiovisuelle. Au ministère, les plombs sautent à cause des chauffages d’appoint branchés pour réchauffer les bureaux glaciaux. Pourtant, Christine Albanel a des raisons d’être sous tension. Cette semaine, les représentants de l’Etat se sont abstenus lors du vote sur la nomination du nouveau directeur général de France 2, François Guilbeau. Un camouflet pour le président de France Télévisions, Patrick de Carolis, qui intervient juste après le refus de l’Etat de voter le budget de France 3 et le niet à une rallonge via une coupure pub supplémentaire. Ça chauffe aussi du côté de la production audiovisuelle, que la ministre a décidé de remettre à plat. Les producteurs et les auteurs l’accusent de vouloir affaiblir le secteur en misant sur une vaste dérégulation des obligations des chaînes pour complaire à la chaîne de l’ami de Nicolas Sarkozy, TF1…

Vous êtes intervenue auprès de Patrick de Carolis pour repousser la nomination de François Guilbeau à la tête de France 2. Vous sentez-vous l’âme d’un Peyrefitte ?
Une question douce et nuancée… La réponse est absolument non. Patrick de Carolis m’a appelée pour m’indiquer qu’il avait l’intention de nommer François Guilbeau, et je lui ai dit que j’aurais bien aimé qu’on en parle avant. Pas du tout dans un souci de mainmise, mais d’information. Il n’y a aucune espèce de désaveu de Patrick de Carolis de notre part. Je trouve que France Télévisions a engagé de bonnes réformes, conformément à ce que nous lui avons demandé. Ce n’est pas une partie facile, mais Patrick de Carolis a tout mon appui, je tiens à le dire.
Peut-être, mais à chaque fois que Carolis vous demande une rallonge, comme la coupure de pub supplémentaire, c’est non…
Avant l’été, j’avais été plutôt favorable à l’ajustement de la redevance. Parce que toucher à la pub, c’est très compliqué, vous bouleversez l’ensemble du système, notamment pour la presse écrite, qui traverse une situation pas facile. J’ai préféré ouvrir la question de manière plus globale en lançant un chantier. On est en train de faire un audit pour savoir quelle est réellement la situation du marché publicitaire ; après on verra s’il y a des décisions à prendre.
Il y a aussi le budget de France 3 que l’Etat n’a pas voté. C’est de l’acharnement ?
Ce n’est pas contre Patrick de Carolis. Nous avons considéré que les 5,7 millions d’euros étaient compris dans l’augmentation de 3,5 % qu’on a obtenue pour France Télévisions en 2008, et d’ailleurs, on s’est battu pour maintenir cette promesse, beaucoup de ministères aimeraient avoir une telle augmentation de leur budget !
En octobre, vous avez lancé quatre chantiers, dont celui du financement de la production audiovisuelle. Où en êtes-vous ?
C’est le chantier sur lequel nous avons le plus avancé. David Kessler [directeur de France Culture, ndlr] et Dominique Richard [député UMP] viennent de me remettre un rapport d’étape. Le premier constat, c’est que les financements ont tendance à stagner.

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20 décembre 2007

Leçons espagnoles à l’usage des socialistes français

Jean-Paul Lévy avocat membre du Parti socialiste apris sa plume pour écrire dans la rubrique Rebonds du quotidien Libération ce mercredi 19 décembre. Si comme moi il pense que le PS n'est pas en mesure de répondre aujourd'hui à ces questions, alors la question de construire un autre outil politique se pose. Les Progressistes en sont la préfiguration.
Dans El País, quotidien de référence espagnol, le 8 décembre est paru sous la signature du journaliste Luis R. Aizpeola un long article consacré à la «feuille de route» électorale du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), à l’orée des élections législatives. Il y est rappelé que les experts politiques de ce parti de gouvernement estiment qu’il doit renouveler sa stratégie et transmettre des messages de tranquillité, de sécurité et de modération en direction d’une frange d’électeurs «sans idéologie» chez lesquels le Partido Popular, la droite, le devance de 5 points. Il s’agit donc de s’adresser à ceux-là, sans pour autant décevoir l’opinion de gauche à laquelle on rappellera le bilan sociétal positif de la législature. «Mais, souligne l’auteur de l’article, la clé de la stratégie se résumera dans le message de tranquillité dans le domaine économique, de sécurité dans la sphère sociale et de sérénité dans la politique.» Pour ce faire, le PSOE s’entoure d’un groupe d’experts dont certains viennent d’autres pays, tel Jeremy Rifkin.
Heureuse Espagne et heureux PSOE ! Chez nous, le PS est frappé de paralysie grandissante, nouveau champ clos où s’affrontent les éléphants jeunes et vieux dans des guerres picrocholines. Frappés d’autisme, ses grands élus se retranchent dans leurs fiefs, donnant l’image de forteresses assiégées, pour conserver leur pré carré électoral. Dans les dernières convulsions de sa longue histoire, la SFIO, confrontée au gaullisme triomphant, s’était ainsi barricadée, dans le «socialisme municipal». Autour de personnalités politiques respectables, telles qu’Augustin Laurent à Lille et Gaston Deferre à Marseille, on avait ainsi bâti des citadelles, permettant l’élection de députés et de sénateurs.


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19 décembre 2007

Trois questions à Michel Rocard sur le site des progressistes

Serge MISRAI, Journaliste a posé trois questions à Michel Rocard qui ré^pond sur le site des Progressistes
Premier ministre entre 1988 et 1991, il est, depuis 1994, député au Parlement européen, membre du groupe parlementaire du Parti socialiste européen.
Serge Misraï :- Selon vous, monsieur le Premier Ministre, pourquoi est-il aussi difficile d'impulser des réformes dans ce pays?
M. Michel Rocard :- Il y a de multiples raisons, mais la principale est la mort du syndicalisme, c'est à dire l'absence de dialogue social fort. Nous n'avons que 8,5% de syndiqués sur la totalité de la population, c'est le chiffre le plus d'Europe. Pour mémoire, l'Allemagne en a 75%, les Pays Bas près de 45%, même l'Espagne ou l'Italie atteignent environ 30%. En France, on a essayé d'éradiquer complètement le syndicalisme. Il n'y a pratiquement plus de force syndicale dans le pays et en plus ces 8,5 % sont divisés en centrales compétitives et concurrentielles entre elles, elles ne peuvent donc pas négocier ensemble. Les bonnes négociations doivent aller séparément et le ministre qui les conduit doit mener des procès-verbaux de décisions syndicales convergentes ! C'est effroyablement complexe, mais c'est faisable à condition d'avoir une très bonne connaissance du milieu syndical. On peut y arriver mais il faut respecter les susceptibilités, le prestige de chacun… En tout cas, moi, je n'ai jamais essayé de les faire jouer ensemble !
SM :- Pour toutes ces raisons, selon vous, peut on croire à un avenir du syndicalisme en France
M. Michel Rocard :- Ecoutez, il y aurait toutes les raisons pour que l'on ne croie plus à l'avenir du syndicalisme, sauf une : il n'y a pas de produit de remplacement ! On aura toujours besoin de l'expression organisée de la voix de ceux qui sont en dessous, de ceux qui subissent ! Il faut que le syndicalisme sache s'organiser, tant dans le secteur privé que dans le secteur public, et il faut une compréhension du patronat et de l'Etat pour y pousser.
SM:- Dans cet esprit, est-ce que la protection sociale renforcée et la compétitivité économique vous semblent compatibles ?


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17 décembre 2007

Kadhafi vu du Darfour...

La visite du Guide Muammar Kadhafi a déjà fait couler beaucoup d’encre. Ses propos mettant en cause la parole de Nicolas Sarkozy ainsi que sa sortie sur les droits de l’homme et l’immigration sont d’autant mal venus que le dictateur libyen continue de clamer l’innocence des 6 agents libyens condamnés par contumace en 1999 à perpétuité pour les attentats du DC10 d’UTA. Kadhafi a-t-il réellement changé ? FranceSoir a recueilli les propos du leader des rebelles du Darfour, Abdul Wahid al-Nour, de passage à Paris, et l’avis de Richard Rossin, secrétaire général d’ Urgence Darfour.
Kadhafi cherche-t-il à bénéficier des ouvertures franco-européennes tout en continuant sa politique de déstabilisation de l’Afrique non-arabe ? S’il est désormais un allié sûr de l’Occident face à al-Qaida, qui le menace – et qu’il vaut mieux avoir une Libye nucléaire civile avec nous qu’une Libye nucléaire militaire contre nous… – Kadhafi est par ailleurs accusé de soutenir les milices arabo-islamistes qui continuent de génocider les Darfouris. Telles sont les questions posées dans France-Soir par Alexandre del Valle, le lundi 17 décembre 2007

France Soir: Abdul Wahid Al Nour, quel est le rôle de la Libye au Darfour ?
Abdul Wahid Al Nour: Kadhafi et Khartoum sont derrière ce chaos. On accuse souvent les Chinois, mais ils sont moins nocifs que Kadhafi, car c’est lui qui a créé les milices arabes islamistes janjawids qui nous tuent, en 1982, à partir des « Brigades de l’islam », noyau originel, formée par Ibn Omar, aidé militairement et financièrement par Kadhafi. Kadhafi a également aidé le mouvement islamiste du Darfour, le JEM, chargé de nous couper l’herbe sous le pied. En Libye le superviseur de cela est le responsable des « affaires réservées », Abdallah Senoussi. Idéologiquement, en tant qu’arabe révolutionnaire musulman, Kadhafi aide le régime militaro-islamiste-arabe de Khartoum à diviser le front darfouri et démocratique soudanais que j’incarne. Il montre ainsi son pouvoir de nuisance à l’Occident et est pris en compte comme « médiateur ».
En mars 2006, Kadhafi a créé, armé et financé la faction G19 et d’autres groupes comme le SLM Unity, dissidence du SLM dirigée par Abdallah Yahiah. Avec l’un de mes anciens hommes, Minaoui, il a créé le groupe Haskanita en octobre 2005. Rappelons que Minaoui appartient à la tribu des Zagawa et que l’on a monté les Zagawa contre les Four, dont je suis. En fait, le dictateur islamiste du Soudan, Al Béchir, puis Kadhafi ont utilisé les divisions tribales. Les Américains eux-mêmes, l’ONU et l’Union africaine ont eu tort de croire qu’elles favoriseraient la paix. Regardez le Tchad, il a les mêmes ennemis que moi, mais son président Idriss Déby réagit plus en tribal qu’en chef Etat : il aide la seule tribu des Zagawas, oubliant que nos hommes, des Four, se sont battus pour lui face aux ennemis communs arabo-islamistes de Khartoum et aux Jandjawids qui menacent son peuple à la frontière du Soudan.

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11 décembre 2007

Un député travailliste anglais Denis Macshane rejoint nos analyses.

Ce matin dans Libération, le député travailliste Denis Macshane ancien ministre britannique aux Affaires européennes, député travailliste de Rotherham interpelle ses camades français:
"En 1985, j’ai écrit un article intitulé «Leçons françaises à l’usage du Labour». Le Labour était alors antieuropéen, antiaméricain et opposé à toute modernisation économique. A l’inverse, la France de Mitterrand, de Mauroy et de Fabius soutenait la création du marché unique et encourageait le développement d’entreprises d’envergure internationale comme Saint-Gobain ou Renault. François Mitterrand se rendait au Bundestag, en Allemagne, pour appuyer le programme américain de missiles défensifs contre l’URSS alors que le reste de la gauche européenne trouvait des excuses au régime soviétique. Aujourd’hui, c’est M. Sarkozy qui chante les louanges du protectionnisme et téléphone à Poutine pour le féliciter des résultats d’élections truquées, pendant que le reste de l’Europe est consterné par le retour de l’autocratie en Russie.
Malgré l’usure de dix années de pouvoir, le Labour demeure une référence pour quiconque aspire à réinventer la gauche en Europe. Mais l’hostilité envers les Anglo-Saxons en général et le mépris pour Tony Blair en particulier sont tels, dans les rangs de la gauche parisienne, qu’il ne se trouve personne pour écrire un article intitulé «Leçons anglaises à l’usage du PS». Les socialistes français en sont encore à croire que leur rôle est d’apprendre au monde à comprendre la France, et non d’apprendre à la France à comprendre le monde. Les critiques françaises du Labour soulignent la proportion importante d’emplois à temps partiel en Grande-Bretagne sans comprendre que, pour un parti de gauche, remettre les gens au travail est le premier impératif. Pour lutter contre le chômage, la gauche française a choisi d’imposer les 35 heures, entretenant l’idée fallacieuse que le travail était une denrée limitée qu’il convenait de redistribuer. Les touristes en visite à Paris sont choqués du nombre de SDF. Le spectacle des banlieues, où des agents de police antiémeute patrouillent arme au poing comme en territoire occupé, n’est pas glorieux. La semaine dernière, dans Libération, on apprenait que 12 % des Français vivent sous le seuil de pauvreté. Welcome dans la France de Sarkozy. La tradition bonapartiste du chef de l’Etat, source unique de l’autorité, perdure. Dans ce système présidentiel, il est plus difficile à la gauche de développer une alternative, elle qui est, par nature, opposée à l’idée de s’en remettre à un dirigeant héroïque.
Le Labour des années 80 était peuplé d’Arnaud Montebourg qui s’insurgeaient contre l’Europe et soutenaient que le peuple, et non le parti, devait être rééduqué. Après le long déclin des années 60 et 70, une alliance pour le changement rassembla les meilleurs éléments de l’appareil d’Etat, les entrepreneurs prêts à tirer parti de la mondialisation et la génération de 1968, aisément séduite par une rhétorique antiétatiste. Mme Thatcher avait un ennemi à vaincre et des alliés qui reconnaissaient que la Grande-Bretagne était sur la voie du déclin et que seuls des changements douloureux pourraient l’en détourner. M. Sarkozy n’a pas d’ennemi clair.


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08 décembre 2007

L'inauguration de la pelouse du stade des Fontaines aurait du honorer la mémoire de Christian Robert

C'est sous une pluie battante qu'a eu lieu la cérémonie d'inanguration de la pelouse synthétique du stade des Fontaines, belle réalisation soutenue financièrement par le Département et par la Région Ile-de-France.
D'ailleurs, son existence a permis d'accueillir ces derniers jours, l'entrainement de l'équipe professionnelle de rugby du Stade Français et ses internationaux.
Rien à redire. Au contraire, je me félicite de l'existence de ce nouvel équipement qui permettra une utilisation plus intensive de ce site exceptionnel.
Je pense que cette manifestation aurait du mettre l'accent sur l'histoire du football à Sèvres et, autour des pionniers du COS nous aurions pu rendre hommage à nos anciens sportifs comme aux diverses équipes municipales qui ont peuvré pour le sport à Sèvres. Je pense à Georges Lenormand, à Jean Wagner, à André Séguela.... Je pense aussi que cette manifestation aurait du associer d'avantage, les clubs sévriens.
Je pense enfin, que collectivement nous nous serions honoré à donner le nom de Christian Robert, ancien président du COS, militant sportif exemplaire, disparu il y a trois ans maintenant, à l'occasion de cette journée.
J'avais le sentiment que le principe était largement partagé. Dommage!

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