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07 mai 2008

Boulogne-Billancourt: Sur l'île Seguin toujours déserte, un nouveau projet repart de zéro

Le quotidien Le Monde daté du 5 mai 2008 publie un article de Grégoire Allix concernant l'ile Seguin.
"Deuxième table rase pour l'île Seguin. Après la démolition des usines Renault, c'est désormais le projet d'"île des Deux Cultures", mis en oeuvre par la municipalité précédente, qui fait l'objet d'un démontage pièce par pièce par le nouveau maire de Boulogne-Billancourt, Pierre-Christophe Baguet (UMP). Un nouveau bouleversement pour l'île, après les débats provoqués par la fermeture des usines en 1992, puis la polémique qui a suivi l'abandon par François Pinault, en 2005, de son projet de fondation d'art contemporain.
Premier effet de ce grand ménage, le directeur de la société anonyme d'économie mixte (SAEM) chargée d'aménager la zone, Jean-Louis Subileau, figure respectée de l'urbanisme et de l'architecture, a été démis de ses fonctions mardi 22 avril par le maire, président de la SAEM. "J'ai demandé un état des lieux complet pour le 1er juillet, annonce M. Baguet. Mon but, c'est que l'île soit vivante en permanence, ouverte aux Boulonnais et moins dense que prévu : je veux construire 110 000 m2, contre
175 000 m2 dans le projet précédent."
La campagne municipale dans cette ville des Hauts-de-Seine s'était cristallisée autour du devenir des anciens terrains Renault, sur l'île de 11 hectares et un trapèze de 40 hectares situé sur la terre ferme. L'ancien maire, Jean-Pierre Fourcade, en dissidence de l'UMP, défendait pour l'île un projet déjà ficelé, axé sur la cohabitation d'institutions culturelles et scientifiques. M. Baguet, lui, créait la surprise avec une contre-proposition organisée autour d'un jardin de sculptures, soutenu par le président des Hauts-de-Seine et patron de l'UMP, Patrick Devedjian, et le président de la République et ancien patron du département, Nicolas Sarkozy (Le Monde daté 27-28 janvier).


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06 mai 2008

Billancourt: Elle a photographie les « gars d’en bas de chez elle »

C'était il y a cinq ans comme le rappelle Gaetane Bossaert pour le Parisien en parlant de Frédériqie Le Calvez. Elle venait d'avoir un coup de coeur pour un appartement rue de Meudon, en plein Billancourt, à deux pas de la place Jules-Guesde, et avait illico signé une promesse de vente. Elle débarquait de la porte d'Auteuil ; ne connaissait absolument pas le quartier, ancienne place forte ouvrière de Renault. « Je suis revenue une semaine après avec un copain, pour lui montrer.
Ce jour-là, c'était la fin du ramadan… Je n'ai pas compris où j'avais atterri. Et le délai de rétractation avait expiré… »
Frédérique Le Calvez balaie ses appréhensions de débarquée avec un grand éclat de rire. Aujourd'hui, cette jeune photographe de 32 ans connaît toutes les figures du coin, les salue, les embrasse, les cajole. Elle les appelle « les gars d'en bas de chez moi ».
« L’histoire de ce quartier est venue a moi »
Le 6mai, elle accrochera leurs portraits en noir et blanc dans la galerie d'exposition de l'hôtel de ville de Boulogne. Pendant deux mois, les visiteurs découvriront en grand format les visages d'Alain, Mohand, Chocolat, Rachid, Jacques, Haddouch… anonymes de Billancourt, anciensOS sur les chaînes de l'île Seguin
ou patrons de petits bistrots où l'on vient encore manger le couscous du jeudi. Ceux que Frédérique appelle aujourd'hui sa « famille ».
En théorie, le monde de cette ancienne mannequin avait peu de chance de croiser celui des classes ouvrières. Comment l'ex coprésentatrice de « la Roue de la fortune », accueillant le lambda venu tenter sa chance en scandant « le million, le million », travaillerait à rendre hommage à ces anciens « qui ont trimé
toute leur vie et en tirent une immense fierté » ?

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04 mai 2008

Boulogne-Billancourt: On degustera du the aux jardins Albert-Kahn.

Le conseil général veut mettre en valeur le musée et les jardins Albert-Kahn, ces petits bijoux cachés à deux pas du pont de Saint-Cloud comme l'écrit Gaetane Bossaert dans un article du Parisien.
Modestement f r é q u e n t é (87 000 visiteurs l'an dernier), le site est encore peu connu du grand public. « Cela reste assez confidentiel. Beaucoup de Boulonnais, même du quartier, ignorent son existence, atteste Thierry Solère, conseiller général du canton et premier adjoint au maire de Boulogne. Ceux qui viennent sont surtout des Parisiens et des touristes étrangers. »
Aussi le département, propriétaire des lieux, a-t-il décidé de braquer une partie des projecteurs de sa future « vallée de la culture » sur cet ensemble végétal original de 4 ha mêlant jardins anglais, japonais, français, roses et fruitiers…et assorti d'une énorme collection d'autochromes, premier procédé de photographie en couleur.
Les Archives de la planete
Ces prises de vue, commandées et financées par le banquier Albert Kahn dans une cinquantaine de pays, entre 1909 et 1931, sont réunies dans un fonds appelé les Archives de la planète, constitué de 72 000 autochromes et de 180 000 mètres de films muets.
Avec un investissement de quelque 6 millions d'euros, le département songe à ouvrir au public la maison de ce banquier philanthrope, actuellement hors du périmètre du musée, mais aussi de réinvestir la salle autrefois dédiée à la dégustation de thé, de rénover les différents pavillons du site et d'exposer les fameux autochromes, « qui sont dans les cartons alors que les gens viennent du
monde entier pour les admirer », appuie le maire de Boulogne, Pierre-Christophe Baguet.
« Il y aurait une entrée supplémentaire, en lieu et place d'un ancien bistrot détruit, avec un bâtiment à l'architecture asiatique pour accueillir les expositions », poursuit l'élu.
Le conseil général souhaite également que le site soit directement accessible par la Seine, « pour que les
visiteurs puissent arriver par bateau ». Selon Thierry Solère, les travaux devraient être lancés dans les trois ans.
Musée et jardins Albert-Kahn, 14, rue du Port. Ouverts tous les jours sauf lundi de 11 heures à 19 heures, de mai à septembre.
Entrée : 1,50 euros. Tél. 01.55.19.28.00.

08 avril 2008

Ile Seguin: Les anciens de Renault auront leur lieu de memoire.

Dans un article paru dans Le Parisien, Roberto Cristofoli évoque ce dossier sensible à tous ceux pour qui l'Ile Seguin a un sens social ou industriel.
Ouvriers et Cadres de Renault unis dans un même combat. A l'origine de ce mariage inhabituel, l'inquiétude quant à la réalisation d'un lieu de mémoire dédié à l'histoire de la marque au losange et à ses salariés sur l'île Seguin. L'Association de la maîtrise, de l'encadrement et des techniciens de l'île Seguin (Ametis), les anciens cadres de Renault sur l'île, a décidé de rejoindre l'appel lancé le 28 mars par l'association des Anciens travailleurs Renault île Seguin (Actris).
Un appel qui défend l'idée d'un lieu rappelant l'histoire industrielle et sociale de l'emblématique île Seguin. « Il est indispensable que quelque chose soit fait sur l'île Seguin, qui est mythique, notamment sur l'esplanade ou de notre côté, nous avons imaginé au niveau de la gare du tramway des bornes interactives pour informer les passagers de ce qui s'est passé à cet endroit », avance le président d'Ametis, Michel Auroy, ancien directeur du centre industriel de Billancourt.
« Un musée qui regrouperait automobile, aviation et cinéma »
« Je ne comprends pas ce questionnement, s'étonnait hier Pierre-Christophe Baguet, J'ai pourtant été très clair. Je ne reviens pas sur ce qui avait été promis. Les 1 000 m2 prévus seront bien destinés à la réalisation d'un lieu de mémoire ouvrière comme je l'ai précisé lors d'une réunion entre les deux tours des élections. Je vais même plus loin. Je propose de discuter avec Renault de la transformation du bâtiment X, sur les terrains du Trapèze, en un musée des Temps modernes qui regrouperait automobile, aviation et cinéma, trois industries qui ont marqué l'histoire de Boulogne. »

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22 mars 2008

L'élection de Pierre-Christophe Baguet, nouveau Maire de Boulogne-Billancourt

« Nous devons exercer notre mandat avec humilité » a déclaré Pierre-Christophe Baguet, nouveau maire, élu vendredi soir.
Au moins deux décennies qu'il attendait ça selon un commentaire de Roberto Cristofoli, dans un article du Parisien, ce matin.
Député UMP, Pierre-Christophe Baguet, 52 ans, a été élu hier matin maire de Boulogne-Billancourt par le conseil municipal élu dimanche dernier par les électeurs. Ironie de l'histoire, c'est son adversaire politique historique, le sénateur et ex-maire Jean-Pierre Fourcade, 78 ans, doyen d'âge du conseil municipal, qui lui a remis son écharpe tricolore.
Echarpe hautement symbolique. « Elle me rappellera sans cesse les devoirs que vous m'avez confiés », a
déclaré le nouveau maire.
Avant l'élection des adjoints, ceint de son écharpe tricolore, Pierre-Christophe Baguet s'est adressé aux
élus et à l'assemblée constituée de plusieurs centaines de personnes.

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18 mars 2008

Boulogne-Billancourt: Pierre-Christophe Baguet touche au but.

Dans un article publié ce matin dans Le Parisien, Roberto Cristofoli écrit en parlant du nouveau maire de Boulogne-Billancourt "qu'un quart de siècle à parcourir la ville, matin, midi et soir, week-end compris. Et un dimanche froid et humide de mars, 15 080 électeurs qui se déplacent aux urnes pour faire de vous le prochain maire de Boulogne-Billancourt. Une entrée triomphale en mairie avec une banderole sur laquelle on peut lire « Un Boulonnais pour Boulogne, vive monsieur Baguet ! », quelques roses offertes à son épouse et c'est le grand saut.
Pierre-Christophe Baguet, 52 ans, candidat de l'UMP, sera élu vendredi matin premier magistrat de la deuxième ville d'Ile-de-France, lors d'un conseil municipal présidé, doyen d'âge oblige, par son concurrent et ex-maire Jean-Pierre Fourcade.
« C'est à la fois une joie immense et en même temps la prise de conscience des responsabilités qui m'incombent, c'est un peu stressant, concède Pierre-Christophe Baguet. On passe d'un statut à un autre, on se dit qu'on va pouvoir mettre en oeuvre des choses auxquelles on pense depuis des années et des années, qu'on va pouvoir améliorer le quotidien des gens. »
Précisément, c'est le quotidien qui accapare cette semaine le futur député-maire : « Je commence dans le consensus puisque nous avons fixé la date et l'heure du conseil municipal avec Pierre-Mathieu Duhamel(NDLR : le maire sortant) en accord avec Jean-Pierre Fourcade et Marie-Hélène Vouette (NDLR : les deux têtes de liste ayant des élus au conseil). »

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15 février 2008

Boulogne: un projet alternatif pour l'île Seguin

Dans Le Figaro, Éric Biétry-Rivierre rend compte du projet présenté par Pierre-Christophe Baguet,candidat UMP aux municipales
Fort du soutien du département et de l'État, 120 millions de dépenses supplémentaires pourraient être investis dans ce plan d'aménagement alternatif.

Campagne électorale oblige, le candidat UMP Pierrre-Christophe Baguet dégaine son plan alternatif pour l'île Seguin. Pour l'heure, ces onze précieux hectares qui marquent l'entrée de Paris par l'aval de la Seine, à Boulogne-Billancourt, ont un programme. Celui de Jean-Pierre Fourcade l'ancien maire UMP aujourd'hui entré en dissidence et qui se représente pour le défendre.
Mais, fort du soutien du département et de l'État, Pierrre-Christophe Baguet fournit un dessin et des chiffres susceptibles d'intéresser les écologistes et les associations de riverains. Il annonce plus de verdure et moins 35 % de béton, faisant passer les surfaces d'usage des bâtiments de 175 000 m² à 110 000. Il affiche un équilibre financier à 330 M€ contre 218, mais il fait diminuer la participation de la Ville (de 63 M€, elle passerait à 40).
Abandon du mur et des bâtiments en projet
Le mur façade qui doit envelopper les trois quarts est de l'île celui dont un échantillon est actuellement bâti à côté du nouveau pont disparaîtrait. « Ces 18 mètres de haut, soit six étages au-dessus du niveau de la Seine, vont occulter toute la vue sur les coteaux de Meudon » , plaide Pierre-Christophe Baguet, qui estime faire ainsi 8 M€ d'économie. Autres projets qui pourraient passer à la trappe : les huit bâtiments que Jean-Pierre Fourcade souhaite voir sur l'île. Trois sont des administrations nationales (Institut national du cancer, celui de la santé et de la recherche médicale, et le CNRS). Une dépend de la Caisse des dépôts (une résidence pour chercheurs) et les deux autres sont municipales (une scène de musiques actuelles et un équipement de loisirs, soit « 49 M€ en moins pour le contribuable boulonnais » ). « Aucune ne verse de taxe professionnelle. » Un hôtel et l'Université américaine sont également incités à rejoindre le continent.

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23 janvier 2008

Sèvres-Boulogne Billancourt: L’île Seguin tourne chèvre

Comme l'écrit Sibylle Vincendon dans Libération ce matin, le projet de faire des terrains de Boulogne un «jardin-musée de sculptures» se heurte à divers écueils.
Du passé faisons table rase pour transformer l’île Seguin de Boulogne en «jardin-musée de sculptures», explique Georges-Marc Benamou. Plus facile à dire qu’à faire, car les opérations prévues sur ce cœur des anciens terrains Renault sont déjà fort avancées. Etat des lieux.
Les onze hectares de l’île appartiennent désormais en quasi-totalité à la société d’économie mixte Val-de-Seine aménagement, qui les a achetés 43 millions d’euros à Renault. Cette SEM, présidée par l’ancien maire de Boulogne Jean-Pierre Fourcade, a engrangé trois clients qui ont signé des promesses de vente et déposé leurs permis de construire : Cogedim et Intercontinental, pour un hôtel quatre étoiles de 180 chambres ; la Caisse des dépôts et ING pour une résidence de 240 appartements et 18 ateliers destinés à des chercheurs et des artistes; surtout, l’Université américaine de Paris jointe à la New York University, pour un campus, soit 12 000 mètres carrés de bâtiments d’enseignement et une résidence de 300 chambres.
Peut-on renvoyer tous ces gens vers d’autres terrains ? «Les preneurs vont demander des indemnités, souligne Jean-Louis Subileau, directeur général de la SEM. Au moins 4 ou 5 millions d’euros par programme. Et je ne parle pas du coup porté à la New York University, qui travaille depuis cinq ans sur ce projet.»
Autre détricotage délicat : l’arrivée de l’Institut national du cancer (Inca), créé par Jacques Chirac. Un protocole d’installation a été signé entre la SEM, la ville, le département et l’institut, qui loue déjà des locaux temporaires à Boulogne. Chasser les combattants du cancer serait peut-être financièrement moins dispendieux que l’évacuation des trois précédents, mais politiquement plus délicat. Reste le cas de la Smac (Salle des musiques actuelles), dessinée par Rudy Ricciotti et qu’il faudrait éventuellement déménager et remettre aux calendes grecques. Un nouveau maire doit-il se fâcher d’emblée avec la jeunesse ?
Georges-Marc Benamou, qui se targue du soutien des élus locaux, mise apparemment sur l’arrivée de Pierre-Christophe Baguet, ennemi intime de Fourcade et candidat adoubé par l’UMP. Ce succès sortirait Fourcade, qui se présente en dissident et défend ses années de projets engagés sur les terrains Renault.
A supposer que ces obstacles soient surmontés, il restera à faire un jardin sur d’anciens terrains industriels dépollués certes, mais pas pour un jardin. Le sol sur lequel on pose directement un bambin exige une dépollution beaucoup plus poussée que celui où l’on coule des dalles de béton. Autre problème, financier celui-là : le «jardin-musée» ne générera aucune recette d’impôt pour la ville. Rude manque à gagner. Enfin, on peut se demander s’il manque 11 hectares de verdure - à peine la moitié du jardin du Luxembourg - à cette zone qui offre le parc de Saint-Cloud, le parc du Brimborion et la forêt de Meudon à trois pas.

19 avril 2007

Le nouveau pont de l’ile Seguin

Le quotidien le Parisien rend compte ce matin sous la plume de Sylvain Merle:
"Avec ses faux airs de porte-avions, le convoi exceptionnel d' environ 150 mnaura pas man-qué dattirer lattention sur son Apassage et à chaque pont franchi,on s'arrêtait pour observer l' étrange ensemble
glisser sur l'eau. Après onze jours de voyage depuis les usines d'Ekklo, en Belgique, via la mer du Nord — passage maritime pour lequel le convoi aura dû attendre des conditions favorables—puis la Seine, les barges transportant les deux premiers tronçons du nouveau pont qui reliera l'île Seguin à la rive se sont amarrées en début de soirée, hier, quai Le Gallo, à Boulogne-Billancourt.
L'île des deux cultures que deviendra l'île Seguin encore à nu aujourd'hui sera reliée, en plus des deux ponts actuels —Daudé et Seibert, qui seront conservés—par ce nouveau pont et deux passerelles piétonnes.
L'une rejoindra la partie aval de l'île au quartier et à la tête du pont de Sèvres et le pôle de transports. Dans l'axe du nouveau pont, l'autre reliera l'île à Sèvres, où les piétons pourront rejoindre le
tramway T 2. Il faudra encore attendre jusqu'en 2009 pour la construction de ces deux passerelles, mais l'installation de ce nouveau pont constitue la première opération concrète de la mutation de l'île.
Il aura fallu un an de travaux en Belgique pour fabriquer les trois morceaux en acier qui seront
assemblés— le troisième, le plus long avec ses 83 m, devrait arriver à Boulogne le 23 juin prochain — tandis que les équipes préparaient le terrain avec la mise en place des piles sur l'île et sur la rive, où la départementale 1 a dû être détournée. Lepont conçu par l'architecte Marc Barani et le bureau d'ingénierie Stec conciliera le passage pour les véhicules, limité aux usagers de l'île, et une promenade pour les piétons et les cyclistes située en contrebas.
Une mise en place longue et complexe
Pesant près de 900 t et d'une longueur totale de 123 m, les deux premiers éléments de l'ouvrage d'art resteront amarrés le long du quai avant leur mise en place les 28, 29 et 30 avril.
Une opération, longue et complexe, qui nécessitera la fermeture complète de la RD1—que le pont enjambera—de samedi à midi à lundi àminuit. C'est quavec de telles dimensions, les deux tronçons en imposent. « Ce genre de manipulation nest pas commun, il nous faudra aller très lentement », explique Pascal Hariot, directeur des travaux de Bouygues, qui dirigera l'ensemble de l'opération.
Dans un premier temps, les tronçons, l'un après l'autre, seront soulevés par quatre énormes vérins. « On met en place ces vérins dune capacité de 200 t chacun sous les tabliers pour pouvoir les soulever à 4 m de hauteur », précise Pascal Hariot. Une fois en l'air, des camags — camions munis de multiples roues et capables de charger plus de 200 t—se placeront dessous. « Les barges seront alors installées de manière perpendiculaire à la berge et on commencera le déplacement », poursuit Pascal Hariot.
A l'image d'un bateau qu'on met à l'eau à l'aide de rondins de bois qu'on replace devant au fur et à mesure, les camags amèneront petit à petit les tabliers sur les berges, où d'autres camags prendront le relais pour faire glisser les tabliers sur la rive. Ces deux premiers éléments constituent la rampe d'accès et le passage de la D 1. Le troisième, qui reliera les deux berges sera installé les 23 et 24 juin. Il s'agira alors de le soulever à une hauteur de 6 metres de le déposer à son emplacement. Les travaux de finition se poursuivront ensuite jusqu'en janvier 2008 pour une ouverture au public prévue fin 2008."

08 mars 2007

Boulogne-Billancourt: Pierre-Mathieu Duhamel?

En passe de réaliser son rêve. Si, selon toute vraisemblance, Pierre-Mathieu Duhamel succède dans quelques jours à Jean-Pierre Fourcade, il aura réalisé son rêve d'enfant et réussi là où son père, Georges, avait échoué : devenir maire de Boulogne-Billancourt, deuxième ville d'Ile-de-France avec ses 106 000 habitants.
Enarque, fils de l'ancien vice-président du conseil général et premier adjoint, Pierre-Mathieu Duhamel, qui dirige aujourd'hui une filiale du groupe Caisse d'épargne, a été directeur du Budget à Bercy. C'est un proche d'Alain Juppé dont il a été collaborateur direct pendant deux décennies.
Alain Juppé, qui s'est déplacé le 6 décembre dernier jusqu'à Boulogne-Billancourt pour le décorer de l'ordre national du Mérite et qui n'a pas tari d'éloges sur lui : « Pierre-Mathieu Duhamel est quelqu'un de présent dans les bons comme dans les mauvais moments, à la fiabilité indéfectible et à la capacité de travail rare.»
Boulonnais de très longue date, Pierre-Mathieu Duhamel a été directeur général des services au conseil général des Hauts-de-Seine avant d'entamer une carrière politique en 1995 dans l'opposition municipale sur la liste de l'ex-maire RPR Paul Graziani, puis de rejoindre l'équipe majoritaire conduite par Jean-Pierre Fourcade. Adjoint au maire depuis 2001, le successeur pressenti devra se défaire d'une image un peu « techno » pour aller à la rencontre des Boulonnais.
Voila le portrait que dresse du futur Maire de Boulogne, les journalistes du Parisien.

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