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01 juin 2007

Eric Besson:Je n'ai pas trahi. C'est le PS qui a trahi son histoire et ses valeurs.

Cette interview d'Eric Besson est parue dans Le Point © et les propos recueillis par Christophe Deloire

Ce fut une question de Ségolène Royal. Spontanée et assassine : « Qui connaît Eric Besson ? » L’ancien secrétaire national à l’économie du PS venait de rejeter sa candidate et son programme. Peu après, il annonçait devant la presse son intention de voter pour Nicolas Sarkozy. Mieux, de faire campagne pour lui avec dans sa besace un brûlot anti-Ségolène intitulé - juste retour à l’envoyeur... - « Qui connaît madame Royal ? » Tout Besson est là. C’est ce même goût de la mise en scène qui lui inspira une demande d’emploi sur un quart de page publiée en 1982 dans Le Monde, après qu’il eut raté l’Ena. Exister, exister, telle est sa marotte.
Avant même sa nomination au secrétariat d’Etat à l’Evaluation des politiques publiques, la gauche en fait l’archétype du traître : « Ce n’est pas parce que vous avez Judas à votre table que vous devez vous prendre pour le Messie », c’est ce que Ségolène Royal avait prévu de répondre à Nicolas Sarkozy si le cas Besson était venu sur le tapis lors de leur débat télévisé.
Lui « ne regrette rien », mais... il y eut ce regard, hagard, le 23 avril, en meeting UMP à Dijon, après une accolade avec Nicolas Sarkozy. Se revoyait-il écrire, quelques mois plus tôt, dans un rapport au PS, des attaques sur Sarkozy, ce « néoconservateur américain avec un passeport français » ? Ces mots, Eric Besson, 49 ans, dit les avoir écrits avec un pistolet socialiste sur la tempe, dans une lettre d’excuses secrètement adressée à l’ancien président de l’UMP. En politique, dit-on, « il n’y a pas de traîtres, il n’y a que des perdants ». Et des gagnants.

Le Point : « Traître », « félon », « déserteur », etc. Après votre démission de l’équipe de Ségolène Royal et votre ralliement à Nicolas Sarkozy, vous avez été habillé pour l’hiver...
Eric Besson : Les adjectifs tournent en rond et finissent par être galvaudés....

Le P: Comment réagissez-vous à tous ces noms d’oiseaux ?
EB: Je lis partout, surtout sous la plume de gens que je n’ai jamais rencontrés, que je serais très susceptible. La susceptibilité est caricaturée comme une marque d’ego excessif. Moi, les gens susceptibles ne me déplaisent pas. C’est une forme de sensibilité. L’ampleur de ce que j’ai vu et entendu fait que j’ai dû traiter ma susceptibilité à vitesse grand V, et je suis presque guéri, docteur ! Je ne sais plus qui a dit qu’il faut que le coeur se brise ou se bronze. Le mien s’est bronzé.

Le P: A-t-il failli se briser ?
EB: Evidemment, ce déferlement m’a fait réfléchir, m’a parfois blessé. Mais comme j’étais en accord avec mes convictions, la part compétitive en moi, réactive, combattante, s’est réveillée. J’ai toujours eu le goût de la compétition. Quand je lis tout ça, je me dis : « Attendez, on verra, vous me jugerez sur mes résultats ! »

Le P: Vous est-il arrivé d’avoir un doute, de vous dire que peut-être, sans vous en rendre compte, vous avez fait quelque chose de pas très bien ?
EB: Non, à aucun moment. A l’âge de 10 ans, l’un de mes héros de bande dessinée préférés, le docteur Justice, disait, chaque fois qu’il faisait face à une contradiction : « Le courage, c’est de faire ce qui est juste. » Je crois avoir fait ce qui est juste.

Le P: Votre attitude a-t-elle pu relever d’une trahison, même légitime ?
EB: Je n’ai pas trahi. Je n’ai trahi ni mes conceptions ni mon pays.

Le P: Votre camp ?
EB: Certains socialistes pensent que le Parti socialiste est au-dessus de tout. Cela n’a jamais été ma conception. Pour moi, le PS était d’abord un outil de transformation sociale. Ce n’était pas « ma famille », pas « mon camp ». Mon camp, c’est la France. Mon camp, c’est l’amélioration de la vie quotidienne des Français. Je pense aujourd’hui que c’est le PS qui a trahi les convictions qui avaient justifié mon adhésion. J’avais adhéré à un parti progressiste qui abhorrait le culte de la personnalité. En se donnant à Ségolène Royal, le PS a trahi son histoire et ses valeurs.

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17 mai 2007

L'intervention de Dominique Strauss-Kahn au Bureau National du PS du 12 mai 2007

Réformisme et Rénovation publie l'intervention de DSK au dernier BN du PS
Intitulé De la rénovation au socialisme du réel, cette intervention vient confirmer de nombreux constats qui m'ont amené à ne pas soutenir la candidate du PS Ségolène Royal et m'ont amené à constater que Nicolas Sarkozy propose un projet qui permet de faire bouger utilement la société française.
Je vous propose son texte. Le PS aura besoin de beaucoup de temps pour s'adapter, sans garantie de succès. Pendant ce temps, nos concitoyens et le pays a besoin d'avancer.
"Mes camarades, dès dimanche soir, j’ai parlé de défaite, certains ont crié au scandale, je crois qu’ils ont tort, je crois que nous avons intérêt à dire la vérité et à faire comprendre aux Français que nous sommes capables de regarder la vérité en face. Certains y ont vu une attaque contre Ségolène Royal, tant on aime opposer les socialistes les uns aux autres.
Il paraît que j’avais un visage dur, oui, j’avais un visage dur, pas contre notre candidate, Ségolène Royal, j’ai fait sa campagne, j’ai fait acclamer son nom par des dizaines de milliers de gens venus dans les meetings, et je suis fier de l’avoir fait, donc ne nous donnons pas des leçons les uns aux autres, mais j’avais un visage dur parce qu’il y a de la dureté dans la douleur de la défaite, pas dans la dureté dans une quelconque médiocre vengeance des uns par rapport aux autres.


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16 mai 2007

Des premiers actes et déclarations qui laissent bien augurer de l'avenir.

En apportant mon soutien à Nicolas Sarkozy, dès avant le premier tour de l'élection présidentielle, j'étais intimement convaincu qu'il a la stature et la volonté de faire bouger les frontières pour répondre aux défis de la société française.
Le scepticisme et l'incompréhension etaient grands chez de nombreux militants de gauche engagés.
Les réflexions sur le résultat des élections permettent de mesurer le retard accumulé par les partis de gauche ces dernières années. L'absence de réflexion critique, pour laisser place à un activisme à court terme, est en décalage avec les initiatives prises par le nouveau Président de la République.
Regardez ce qui se passe. Ce n'est pas anodin et banal. Quelque chose est en train de naître. Vous qui étiez inquiets ou terrorisés par l'hypothèse d'un succès électoral de Nicolas Sarkozy, regardez, écoutez, voyez ce qui commence à bouger! Il est des gestes qui ont un sens profond: se rendre à la Cascade du Bois de Boulogne pour rendre hommage aux jeunes résistants et patriotes qui luttaient contre l'envahiseur nazi et rendre hommage à Guy Moquet, jeunes héros communiste, ça a de la gueule.
Moi, ça me plait!
Je vous livre ici les termes du discours d'investiture de Nicolas Sarkozy. Il correspond à ce que j'espérais. Il ouvre la voie à ce que j'attends, confiant dans l'action qu'il animera. Je souhaite ardemment qu'il fasse ce qu'il dit.
Penser ce que l'on dit et dire ce que l'on pense c'est le slogan que j'avais mis en avant dans ma propre action politique depuis des années à Sèvres.

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06 mai 2007

Les résultats définitifs du second tour des présientielles à Sèvres.

En fin de compte le nombre de votants, 12335, aura été légèrement inférieur à celui du premier tour, 1244, et donc 87,05% contre 87,76% au premier tour.
Le nombre de votes blancs atteint 525 contre 129.
Sur 11810 exprimés, Nicolas Sarkozy recueille 6661 voix et 56,40% contre 5149 et 43,59% pour Ségolène Royal.

A Sèvres, à 18 heures des résultats impressionnants

Plus de 7 points d'avance par rapport au premier tour!
Nous enregistrons 81,49% de votants à 18 heures contre 74,36%, il y a deux semaines.

Sèvres: à 16 heures une participation exceptionnelle mais qui se ralentit un peu.

A 16 heures nous avions, dans notre commune 71,38% d'électeurs contre 58,08% pour le premier tour du 22 avril.
Nous dépasserons vraissemblablement les 90%. C'est une participation massive. C'est un vote participatif!

Sèvres: à 14 heures l'avance se maintient.

A 14 heures, la participation pour les 14 bureaux de vote de notre commune s'élève à 58,66% contre 41,65% pour le premier tour.

A 12 heures, les tendances au vote massif se confirment.

A midi la participation était de 41,56% des inscrits contre 25,01%, il y a quinze jours.

A Sèvres ce dimanche, plus d'électeurs de bonne heure.

Conséquences des délais longs lors du vote il y a quinze jours, à 10 heures on comptait dans notre commune 20,76% de participation contre 9,61%, le 22 avril.

Les opérations de vote pour le second tour des présidentielles viennent de commencer.

Depuis quelques instants, les 14 bureaux de vote de notre commune sont ouverts. Vous pouvez voter jusqu'à 20 heures.
J'essayerais de vous tenir informé sur l'évolution de la participation éléctorale, en comparaison avec le scrutin du premier tour.
Le 22 avril dernier nous avions 14175 électeurs inscrits et 12440 votants soit 87,76% de votants.
Quel sera le rapport des forces? Comment de répartiront les 23,35% de concitoyens qui avaient voté pour F. Bayrou? Quel scora atteindront N. Sarkozy et S.Royal dans notre commune?
Rendez-vous vers 13 heures pour avoir quelques tendances.

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