Marisa Faion avec Valérie Mahaut écrivent ce matin dans Le Parisien "que l'on a échappé au pire."
L'incendie qui s'est déclenché, hier vers 13 h 15, dans les sous-sols du gymnase des Cent-Gardes de la Grand-Rue, à Sèvres, aurait pu avoir des conséquences bien plus importantes. La structure municipale, construite sur trois niveaux et contiguë à plusieurs immeubles d'habitations, constituait en effet un véritable danger pour plusieurs dizaines de familles et rendait délicate l'intervention des pompiers.
Une trentaine de personnes ont dû être rapidement évacuées de leur domicile.
Des travaux de réfection peut-être à l'origine du sinistre: Périmètre de sécurité, régulation du trafic sur une seule voie... dès leur arrivée, hier après-midi, les pompiers ont dû déployer d'impressionnants moyens pour venir à bout des flammes qui, selon des témoins, ont atteint en un clin d'oeil plusieurs mètres de hauteur : grandes échelles et grandes lances ont dû en effet être mises en action pour pouvoir les circonscrire. Les hommes du feu de plusieurs casernes voisines (Boulogne, Sèvres, Viroflay...) ont par ailleurs dû s'équiper de masques et de bouteilles à oxygène pour pouvoir évoluer dans les fumées opaques et toxiques qui ralentissaient leur évolution dans les sous-sols du gymnase. « Je faisais déjeuner les enfants lorsque j'ai vu de la fumée sortir par la verrière située en contrebas, raconte Delphine Lacoste, une résidante qui a donné l'alerte. Puis, tout est allé très vite, une vitre s'est brisée et d'impressionnantes flammes sont sorties. » Et d'ajouter : « La configuration de l'immeuble est assez compliquée, une partie du sous-sol du gymnase est située juste en dessous de nos appartements, c'est ce qui constituait le principal danger. J'ai dû abandonner mon appartement vers 14 heures. » Sur les trente personnes évacuées, trois n'ont pas pu réintégrer leur appartement du 1 e r étage hier soir et ont dû être relogées par la municipalité. Deux personnes, dont un pompier, ont par ailleurs été légèrement intoxiquées par les fumées. Construit depuis vingt-cinq ans, l'équipement municipal ouvert au public, répond aux normes de sécurité et peut recevoir plusieurs centaines de personnes, selon le directeur de cabinet de la ville, Guilhem Ricalens, qui précise : « Le feu a pris alors que des travaux étaient en cours, mais on ne connaît pas encore les circonstances exactes du sinistre. » L'origine de l'incendie pourrait être liée à ces travaux de réfection du gymnase. C'est en tout cas cette piste que privilégiaient hier soir les enquêteurs du commissariat de Sèvres, chargés par le parquet de Nanterre de déterminer les circonstances précises de l'incendie. Il se peut que « deux matériaux qui n'auraient jamais dû se rencontrer aient été en contact », précise un proche de l'enquête. Les prélèvements que les spécialistes du laboratoire de la préfecture de police de Paris doivent effectuer aujourd'hui permettront certainement d'en savoir plus.
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