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30 avril 2008

Jean-Pierre Jouyet reprenant une position identique à celle de l'ancien ministre socialiste, Hubert Védrine : "La Tunisie n'est pas la Corée du Nord"

Répondant aux critiques du socialiste Pierre Moscovici sur les déclarations du chef de l'Etat à Tunis, le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes juge qu'il ne faut pas "caricaturer la situation d'un pays ami de la France".
"La Tunisie n'est pas la Corée du Nord, c'est caricaturer la situation d'un pays ami de la France", a lancé Jean-Pierre Jouyet lors de la séance des questions au gouvernement, en l'absence du ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner.
Le député PS Pierre Moscovici avait précédemment vivement dénoncé les propos du président, pour qui "l'espace des libertés" progresse en Tunisie. Il a accusé Nicolas Sarkozy de "trahison des démocrates tunisiens" et de "complaisance" face "aux violations quotidiennes des droits de l'Homme en Tunisie et dans le monde".
C'est ce que disait "mot pour mot" Hubert Védrine
"Nous n'avons jamais caché que la France souhaitait qu'une évolution politique accompagne maintenant les succès du développement économique et social, les progrès sur le statut de la femme ou la tolérance religieuse", a répondu Jean-Pierre Jouyet.
"Cette ouverture, c'est aux Tunisiens eux-mêmes d'en fixer le rythme, le contenu, les modalités, mais elle est aujourd'hui indispensable et possible", a-t-il ajouté, en assurant que c'est ce que disait "mot pour mot" l'ex-ministre socialiste des Affaires étrangères, Hubert Védrine.
"Ce n'est pas en stigmatisant, en s'érigeant en donneurs de leçon que l'on fait avancer les choses", a-t-il encore dit.
Nicolas Sarkozy a achevé mercredi une visite d'Etat en Tunisie, qui a suscité un tollé chez les défenseurs des droits de l'Homme.

27 avril 2008

Une tendance de l'état de l'opinion palestinienne.

Selon des sources communiquées par La Paix Maintenant, mardi dernier, le bloc des étudiants "Yasser Arafat", lié au Fatah, a remporté les élections au conseil de l'université de Birzeit, près de Ramallah.
On considère généralement que les résultats des élections dans les universités palestiniennes reflètent les tendances lourdes de l'électorat palestinien.
Le bloc Yasser Arafat a obtenu 25 sièges, contre 19 au bloc "Al-Wafa", lié au Hamas. La liste du FPLP a obtenu 5 sièges, celles du Jihad islamique et du Parti du peuple un chacune. Les autres listes n'ont obtenu aucun siège.
Sur les 6 347 étudiants en droit de voter, 5 283 ont pris part au vote, soit une participation de 83,24%

13 avril 2008

Israel, l'aéroport d'Atarot transféré à l'Autorité palestinienne ?

Selon ,le Jerusalem Post daté du 10 avril 2008 et selon une traduction sur le site de La Paix Maintenant, la ministre israélienne des affaires étrangères Tzipi Livni et le négociateur palestinien Ahmed Qoreï (Abou Ala) seraient parvenus à un accord sur le transfert de l'aéroport d¹Atarot, proche de Jérusalem, à l'Autorité palestinienne dans le cadre de leurs négociations secrètes.
Le journal cite des sources haut placées au ministère des affaires étrangères, qui affirment qu'un accord a déjà été conclu et qu'Israël avait approuvé la décision. Israël aurait reconnu la nécessité de renforcer l'Autorité palestinienne en Cisjordanie pour contrer le pouvoir du Hamas à Gaza.
M. Lupolianski, maire de Jérusalem, aurait dit que ce transfert constituerait une menace pour la sécurité d'Israël et un abandon grave de l'idée de la Jérusalem unifiée. Selon lui, si les vols des avions israéliens sont actuellement risqués, la situation ne ferait qu'empirer si les Palestiniens prenaient le contrôle d'un aéroport.

03 avril 2008

DSK : «Il faut débloquer un système gelé»

Dans l'édition du Figaro, à paraitre ce jour, le directeur général du Fonds monétaire international livre son analyse de la crise actuelle dans une interview accordée à Pierre-Yves Dugua.
Le Figaro: La Banque centrale européenne (BCE) et la Fed font face à leurs urgences respectives. Pour l'une, c'est la lutte contre l'inflation. Pour l'autre, c'est la lutte contre la crise financière et le risque de récession. Résultat, leurs politiques de taux divergent. Cela n'aggrave-t-il pas les déséquilibres ?
Dominique Strauss-Kahn: La BCE et la Fed font bien leur travail pour répondre à la crise de liquidité. Elles le font différemment. Traditionnellement la Fed est plus inquiète du ralentissement de l'activité. En Europe on est plus inquiet de la montée de l'inflation. Parfois cela peut conduire à des appréciations différentes. Mais les deux risques existent de chaque côté, avec des pondérations différentes.
Cette crise qui a commencé comme une crise de liquidité. Mais elle devient une crise de solvabilité. Au delà de la fourniture nécessaire et bien faite de liquidités au marché, il faut d'autres axes de politique. L'un doit être de soutenir l'activité. C'est pourquoi j'ai déjà appelé à Davos il ya deux mois les pays qui ont de la marge de manoeuvre fiscale à soutenir la demande. L'autre axe est d'attaquer le problème de fond: les mauvaises créances et en particulier les «subprime» détenues par les banques. Il faut que ces dernières recommencent à se prêter les unes aux autres. C'est là que le FMI intervient. Le problème est global. Il faut une solution globale. Nous y travaillons énormément.
Faut-il organiser un sauvetage national des banques ou des emprunteurs aux États-Unis, comme l'envisagent certains ?
DSK: On y réfléchit ici au FMI comme ailleurs. Le problème est qu'il n'y a pas de raison d'exonérer les actionnaires des banques. Il faut que ceux qui sont à l'origine de la crise en supportent une part du coût. Mais il y a des précédents même s'ils ne sont pas de même nature. Notamment en France, au moment du sauvetage du Crédit Lyonnais. On avait séparé les bons actifs bancaires des mauvais. Cette méthode est bien connue. L'appliquer à l'échelle d'un pays est beaucoup plus difficile. Et l'appliquer à l'ensemble de la planète serait encore plus compliqué. Certains y réfléchissent. D'une manière ou d'une autre il faudrait bien permettre aux banques de repartir de l'avant pour débloquer un système aujourd'hui totalement gelé.


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30 mars 2008

Un Rapport sur la flexicurité en Europe rédigé par le Centre d'Analyse Stratégique

Le 22 octobre 2007, le Premier ministre a confié à Eric Besson une mission "d’évaluation comparative des outils mis en oeuvre par nos principaux partenaires européens" susceptibles de "concilier à la fois le développement des entreprises et de l’emploi, la mobilité de l’emploi inhérente aux mutations économiques et la sécurité des salariés".
Portant sur les pays pour lesquels le Premier ministre a souhaité un éclairage (Allemagne, Danemark, Espagne, Italie, Royaume-Uni, Suède), le rapport d’Eric Besson établit six fiches cartographiant la flexicurité :
la législation sur les contrats à durée indéterminée,
le travail intérimaire,
les régimes de formation professionnelle continue,
la législation sur les licenciements économiques,
l’organisation des services publics de l’emploi,
les régimes d’assurance chômage.
http://www.strategie.gouv.fr/ous pouvez le consulter sur le site du Centre d'Analyse Stratégique

28 mars 2008

Aux Etats-Unis, une cour d'appel fédérale annule la condamnation à mort de Mumia Abu-Jamal

Condamné pour le meurtre d'un policier en 1981, l'ancien militant des «black panthers» a toujours clamé son innocence et j'ai toujours douté, personnellement de sa culpabilité. Nouvelle affaire Rosemberg, nouvelle affaire Angela Davis, l'histoire politique des Etats-Unis a été marquée par des erreurs judiciaires. Je me félicite de cette bonne nouvelle partielle mais qui préserve l'essentiel, la vie de Mumia Abu-Jamal.
Une cour d'appel fédérale américaine a annulé jeudi la condamnation à mort de Mumia Abu-Jamal, figure de la lutte internationale contre la peine capitale, tout en confirmant sa condamnation dans le meurtre d'un policier survenu en 1981.
Par 2 voix contre 1, la cour d'appel de Philadelphie a refusé la demande en annulation de sa peine formulée par Mumia Abu-Jamal, un ancien journaliste radio et militant des "black panthers" aujourd'hui âgé de 53 ans, qui clame son innocence et souhaite un nouveau procès. Mais la décision de la cour implique que l'accusation doit se présenter une nouvelle fois devant un jury pour obtenir une condamnation à mort. Sinon la peine sera automatiquement commuée en réclusion criminelle à perpétuité.
Les juges ont en effet estimé que lors du procès de 1982, les instructions données aux jurés ont pu leur faire croire qu'ils devaient s'accorder à l'unanimité sur des circonstances atténuantes pouvant épargner au condamné la peine capitale, alors que la procédure est en fait moins restrictive.

13 mars 2008

Pourquoi des pays arabes appellent au boycott du Salon du Livre alors qu'ils participent nombreux aux salons de présentation de matériels militaires?

Bernard Kouchner a eu raison lorsqu'il a "regretté" jeudi 13 mars le boycott par certains pays et éditeurs arabes du Salon du Livre de Paris parce qu'Israël en est l'invité d'honneur, et a estimé qu'on ne pouvait pas "boycotter les idées".
"Certains éditeurs arabes ont boycotté, mais ils ne boycotteront pas les idées", a déclaré à la presse le ministre des Affaires étrangères, qui recevait au Quai d'Orsay le président israélien Shimon Peres.
"J'espère qu'ils ne boycottent pas, par là même, la paix nécessaire", a-t-il ajouté, en référence au conflit israélo-palestinien.
Shimon Peres de son côté s'est déclaré "tout à fait désolé" par ce boycott. "Je pense que ce n'est pas très intelligent. Ceux qui boycottent, et bien, ils se boycottent eux-mêmes", a ajouté le président israélien.
Shimon Peres, en visite d'Etat en France depuis lundi, doit participer à l'inauguration du Salon du Livre de Paris dans l'après-midi, où une quarantaine d'auteurs israéliens sont annoncés, mais qui est boycotté par plusieurs éditeurs et pays arabes, notamment le Liban, pilier de la francophonie au Proche-Orient.
Shimon Peres s'est fait présenter lors de sa visite au Quai d'Orsay une exposition préparée en son honneur, et consacrée aux documents d'archives du ministère sur les origines de l'Etat d'Israël.
Cette exposition comprend notamment des cartes d'époque, des télégrammes diplomatiques ainsi que des lettres échangées entre les responsables français et des personnalités du mouvement sioniste, puis avec les premiers dirigeants de l'Etat d'Israël.
Mais posons une autre question: est il plus facile de boycotter un salon du livre que des salons internationaux de présentation de matériels militaires aux quels participent pourtant aussi des sociétés israéliennes? Cherchons l'explication. Elle ne doit pas être difficile à trouver!

21 janvier 2008

Quelle géostratégie pour la Russie de Poutine?

Vous vous souvenez peut-être du débat que j'avais organisé dans le cadre des Débats Sévriens avec Andrei Gratchev.
Pour ceux qui souhaitent dialoguer avec lui sachez que la Forr - la Fomsorrr, l'Ipse , Convergence Républicaine et l’ Institut de Documentation et de Recherche sur la Paix vous invitent à participer à un déjeuner débat le Samedi 26 janvier à partir de 12H3O dans les Salons Vianney, 98 Quai de la Râpée Paris 12 ème. (Proche Gare de Lyon et Austerlitz). Métro quai de la Râpée et RER.
Sur le thème : Le retour de la flotte russe dans les mers chaudes!
Quelle géostratégie pour la Russie de Poutine ?
avec Andreï Gratchev, Ancien porte parole du Président Gorbatchev, de retour d'Harvard
L'inscription est vivement recommandée pour accéder à la conférence.
Pour cela, il vous suffit de vous inscrire auprès d’Evelyne le Sens : Tél. 01.44.42.12.25.
Ou par Courriel à pascal.fries@libertysurf.fr
Participation au déjeuner : 30 Euros

10 janvier 2008

Compagnes de captivité de Ingrid Betancourt, Clara Rojas et Consuelo Gonzalez ont été libérées

Nous apprenons avec joie que Clara Rojas et Consuelo Gonzalez, libérées jeudi après-midi en Colombie par la guérilla, sont en bonne santé et se trouvent avec des délégués du CICR à bord d'hélicoptères qui les emmènent au Venezuela.
Le Nouvel Obs' écrit que "Clara Rojas et Consuelo Gonzalez, libérées jeudi 10 janvier en Colombie par la guérilla des Farc, sont en bonne santé et se trouvent avec des délégués du CICR à bord d'hélicoptères qui les emmènent au Venezuela, a annoncé le président vénézuélien Hugo Chavez.
Les deux femmes ont été libérées dans la jungle colombienne lors d'une opération organisée par le Venezuela et la Colombie en collaboration avec le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).
Hugo Chavez a déclaré à la presse à Caracas que le ministre vénézuélien de l'Intérieur, Ramon Rodriguez Chacin, qui participait à l'opération, l'avait informé par téléphone de son issue.
"Le ministre Rodriguez Chacin m'a dit qu'elles sont en bonne santé et qu'elles commencent le vol dans nos hélicoptères avec la Croix-Rouge, depuis cet endroit dans les forêts du Guaviare (où elles ont été libérées, ndlr) directement vers le territoire vénézuélien", a dit Hugo Chavez.
Deux hélicoptères vénézuéliens de couleur blanche et orange, portant l'emblème du Comité international de la croix rouge (CICR), avaient décollé de l'aéroport Jorge Gonzalez de San José de Guaviare (sud-est de la Colombie) en milieu d'après-midi, chargés d'aller récupérer Clara Rojas, la collaboratrice d'Ingrid Betancourt, et l'ex-parlementaire Consuelo Gonzalez. Elles étaient toutes deux otages des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) depuis plus de six ans.
Cette nouvelle opération de sauvetage, organisée par la Colombie et le Venezuela, en collaboration avec le CICR, avait débuté dans la matinée.
Bogota avait donné son feu vert au lancement d'une nouvelle mission de récupération après que le président Hugo Chavez eut affirmé, mercredi 9 janvier, avoir été informé par la guérilla de l'endroit où ces deux otages pourraient être libérées."

28 décembre 2007

Pourquoi il faut croire encore à la démocratie au Pakistan

Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères et européennes s'exprime ce matin dans Le Figaro. Voici le témoignage "Benazir Bhutto, c'était un mélange qui n'appartenait qu'à elle d'élégance cette démarche altière, ce visage lumineux et de proximité avec le peuple. Ce peuple qui, en retour, lui vouait une véritable passion et fit d'elle deux fois un premier ministre. Et puis ce courage, cette détermination, ce mépris pour le danger dont elle était parfaitement consciente, dans une famille dont le destin a souvent croisé la mort violente… son père, ses deux frères. Je me souviens, comme beaucoup, de ses premiers mots au pied de l'avion qui la ramenait dans son pays, il y a quelques mois, quand elle disait savoir qu'elle pouvait être la cible d'un attentat dès ses premiers pas sur le tarmac. Et pourtant elle n'a pas craint de mener campagne, d'aller au devant des foules, même après le terrible carnage qui l'avait visée le jour même de son retour, en octobre. Bien sûr, je sais les reproches qui lui furent faits. Mais je préfère retenir la marque qu'elle laissera dans l'Histoire, celle d'un modèle, une femme de pouvoir aimée des siens, dans cet environnement qui ne fait pas la vie facile aux femmes.
Après cet ignoble attentat, il faut que la communauté internationale soit plus encore auprès du peuple pakistanais. Elle doit unir ses efforts pour prévenir les risques de fragmentation du Pakistan, comme l'y a appelé le Conseil de Sécurité des Nations unies dès jeudi soir. Les pays de la région, l'Afghanistan, l'Inde, l'Iran… savent qu'une déstabilisation du Pakistan est synonyme de risque majeur permanent à leur porte. Mais ce serait aussi une menace pour le monde, celle du développement d'un sanctuaire du terrorisme dans un pays qui a dans ses mains la puissance nucléaire. Quant à nous, Européens, nous devons prendre notre part du travail, ne pas faire comme si seuls les Américains étaient concernés. Le terrorisme, faut-il le répéter, c'est notre affaire à tous, de la Mauritanie au Pakistan, de l'Indonésie aux États-Unis, de l'Algérie à l'Espagne, au Royaume-Uni ou à la France. L'Allemagne, en tant que présidente du G8, avait lancé l'idée d'une initiative en faveur du Pakistan, et plus particulièrement des zones frontières avec l'Afghanistan. Sans doute faut-il rapidement mobiliser les financements nécessaires à sa mise en œuvre. Mais aussi, par exemple, lancer des programmes en faveur des jeunes du pays, notamment de formation de leurs futures élites. Nous devons à la fois appuyer le développement économique et social du pays et l'aider à lutter contre le terrorisme. C'est d'ailleurs en grande partie le même combat.
Nous devons croire à l'avènement de la démocratie au Pakistan. Ne pas y renoncer, alors que des millions de Pakistanais y aspirent et que Benazir Bhutto vient de mourir pour elle. Mais ce ne peut être un simple slogan, c'est une dynamique complexe et incertaine, qui doit être soutenue. Il faut refuser le chantage de la terreur. Les élections doivent se tenir, mais il faut aussi que les conditions le permettent. Leur sincérité sera la condition du retour au calme et à la stabilité. Pour l'instant, les autorités pakistanaises maintiennent l'échéance prévue du 8 janvier. Ce n'est pas à nous de nous prononcer sur la date. Ce ne sont pas nos élections, ce sont celles du peuple pakistanais. Notre rôle consiste à l'accompagner sur le chemin de la démocratie qu'il se choisira.

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