Le prolongement du T 2 touche à sa fin. Cette semaine, d’importants travaux nocturnes perturbent le quartier de la porte de Versailles, entre Issy et Paris, rapporte Olivier Bureau, ce matin dans le Parisien.
L’entrée d’Issy-les-Moulineaux sera encore bousculée jusqu’au 24 août prochain. Le chantier de prolongement du tramway T 2, entre la station Val-de-Seine et la porte de Versailles, impose des plans de circulation différents chaque jour. Depuis lundi soir et pendant toute la semaine, d’importants travaux de voirie menés entre 21 heures et 5 heures du matin condamnent certaines rues du quartier.
Le plus gros des travaux des 2,3 km supplémentaires de la ligne de tramway reliant La Défense à Issy puis à la porte de Versailles est désormais réalisé. Les rails sont posés, les fils de contact installés, les stations construites. « Il nous reste le petit mobilier, l’éclairage et les systèmes de communication et d’information des voyageurs. On est dans les temps », détaille Fabrice Poggy, chef de projet. Dans le courant du mois, la ligne sera mise sous tension. Et lundi 24, les nouvelles rames effectueront leurs premiers tours de roue sur ce parcours inédit. Septembre et octobre seront consacrés à la formation des machinistes. Le mois suivant, la RATP procédera aux derniers raccordements, pour que la ligne puisse ouvrir au public fin novembre.
L’aboutissement d’un projet lancé en 2002
Sept années se sont écoulées depuis le schéma de principe. « C’est vrai, nous sommes impatients de le voir rouler, reconnaît Fabrice Poggy. Ce prolongement représente une véritable prouesse. »
Relier l’ancien terminus, la station Issy-Val de Seine, à la porte de Versailles, où passe déjà le tramway parisien T 3, ne s’est pas fait sans mal. Il a fallu installer un pont-rail sous le RER C, et un autre de près de 500 tonnes, en mai 2008, au-dessus des rues Bara et Henri-Farman. L’autre défi était de gérer la circulation automobile pendant les travaux. Ce secteur est très passant, avec notamment l’accès au périphérique porte de Sèvres, au niveau de l’Aquaboulevard, l’entrée de ville d’Issy-les-Moulineaux et la proximité du parc des Expositions, porte de Versailles. « Nous avons calé le calendrier des travaux sur celui des grands salons, précise le chef de projet. Pendant celui du nautisme, de l’automobile ou la Foire de Paris, on se repliait partiellement. »
Le président de la République visite ce matin La Défense. Une manière pour lui d’illustrer ses souhaits pour le Grand Paris et de relancer le quartier d’affaires qu’il connaît bien, écrit ce matin Valérie Mahaut dans l'édition départementale du Parisien.
Deux mois après ses fameuses annonces sur le Grand Paris, le président de la République se rend à La Défense ce matin dans le cadre d’un déplacement sur ce thème. Au programme : la visite du chantier de la tour First, l’ancienne tour Axa rebaptisée à l’occasion de sa complète restructuration. Déjà composée d’une quarantaine d’étages, la tour sera surélevée d’une dizaine de niveaux, portant à près de 90 000 m 2 de bureaux la surface totale de l’ensemble.
Avant de découvrir l’évolution du chantier de cette tour, qui devrait être la première à obtenir, en France, la norme haute qualité environnementale (HQE), Nicolas Sarkozy accompagné du ministre de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo, de Patrick Devedjian, ministre de la Relance, de Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement et de la Recherche, et du secrétaire d’Etat chargé du Développement de la région capitale, Christian Blanc se verra présenter le projet de la maquette du plus grand quartier d’affaires d’Europe une fois métamorphosé. C’est Philippe Chaix, directeur général de l’Etablissement public d’aménagement de La Défense (Epad) et de l’Etablissement public d’aménagement Seine-Arche (Epasa), qui devrait s’en charger.
Le président de la République rejoindra ensuite le Cnit pour retrouver des centaines d’élus du département et un millier de chefs d’entreprise pour une « table ronde » sur l’avenir de La Défense à l’heure du Grand Paris. Un avenir que le chef de l’Etat a dessiné avec ambition dans son discours du 29 avril. Il s’agirait de faire de la « cité financière » de La Défense un Manhattan européen, doté notamment d’une gare TGV et d’un prestigieux pôle universitaire, le tout relié à l’aéroport de Roissy.
Si rien n’a filtré des nouvelles annonces que pourrait faire le président de la République, certains, au Medef, croient savoir qu’un million de mètres carrés de bureaux et de logements seraient programmés. Ce qui ne manque pas de faire bondir certains élus d’opposition, à Courbevoie ou au MoDem de Puteaux, pour qui le développement du quartier d’affaires est « une fuite en avant ». « Avec 150 millions d’euros de déficit d’ici à 2016 et une augmentation exponentielle des dépenses d’aménagement et de sécurité, La Défense est en train de devenir une bombe à retardement pour les communes qui la composent », selon les élus locaux du parti de François Bayrou, qui réclament des « états généraux pour une intercommunalité de La Défense ».
Le maire communiste de Nanterre, Patrick Jarry, a lui aussi fait connaître son mécontentement à la veille de cette visite du président. « Ces plans de relance et d’extension sont obsolètes, indique l’élu qui exige d’être associé à la réflexion sur l’avenir du quartier
Entre 100 et 150 personnes se sont rassemblées ce soir devant la mairie de Bagneux pour célébrer la mémoire d'Ilan Halimi, jeune Français juif mort il y a trois ans après avoir été séquestré et torturé par ses ravisseurs dans cette ville des Hauts-de-Seine.
Dans une ambiance de recueillement, des textes récités par un conteur et des interprétations de Bach et de Mozart ont précédé une minute de silence en hommage au jeune homme.
Puis, devant l'image d'un arbre (Ilan en hébreu), élus et habitants ont déposé tour à tour une rose blanche distribuée par la mairie communiste, à l'initiative chaque année de la cérémonie depuis le drame.
Le jeune Français de confession juive, tombé dans le piège d'un gang, avait été séquestré puis torturé par ses ravisseurs dans une cité de Bagneux pendant trois semaines. Il avait été retrouvé agonisant, quelques instants avant sa mort, le 13 février 2006, près de la gare de Sainte-Geneviève-des-Bois (Essonne).
Le Conseil des ministres de mercredi dernier a enteriné la nomination du Préfet des Hauts-de-Seine, Pierre de Bousquet, comme préfet du Pas-de-Calais. Il était dans les Hauts-de-Seine depuis juillet 2007.
Il, est remplacé dans notre déparetment, par Patrick Strzoda, 56 ans, préfet en service détaché, actuellement Directeur général de l'Opac du Rhône.
L'année 2008 aura été l'année Serra. Après la réinstallation de son oeuvre, Clara-Clara, aux Tuileries et le succès de l'exposition Monumenta au Grand Palais, le sculpteur américain va faire revivre, demain à la Défense, une sculpture en acier qu'il a créée en 1983, intitulée Slat.
Abîmée par le temps, elle a été entièrement restaurée et sera réinstallée, sur décision de l'Epad (Etablissement public pour l'aménagement de la Défense), à un emplacement plus favorable, le carrefour de la Folie, à quelques pas de la Grande Arche.
"L'endroit choisi cette fois-ci est préférable à celui où on l'avait érigée, il y a vingt-cinq ans, et qui était en marge de l'activité de la Défense, estime le sculpteur. Les gens s'en servaient comme d'un arrêt de bus, elle n'était pas bien exploitée." Le sculpteur avait dû renoncer à la placer sur le parvis de la Défense, sur lequel elle était trop lourde. Défigurée par le temps et couvertes de tags en tout genre, la sculpture avait même été démontée.
Cinq plaques d'acier de 20 tonnes chacune
Réhabilitée, la voilà ancrée au plus près du tissu urbain. "Elle a à nouveau une chance de retrouver sa fonction première. Aujourd'hui, elle peut s'intégrer dans le paysage, être en relation avec la verticalité des gratte-ciel environnants", poursuit Richard Serra. Le public pourra effectivement pénétrer au coeur de ces cinq plaques d'acier monumentales, de près de 20 tonnes chacune et d'une hauteur de 11 mètres, conçues comme une "porte géante".
Cette seconde inauguration de l'oeuvre sonne comme une résurrection, rendue possible par la consécration du travail de l'artiste tout au long de l'année, qui s'est même soldée par sa nomination au rang de commandeur de l'ordre des Arts et des Lettres par Christine Albanel, ministre de la Culture. "L'art contemporain a son propre discours intérieur et met parfois des dizaines d'années à pénétrer la culture grand public, explique-t-il. Je suis très heureux de l'accueil que l'on me réserve, c'est gratifiant." Et l'artiste de n'espérer qu'une chose pour ses oeuvres: "Qu'elles survivent !"
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