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11 février 2008

Plan Banlieue, Fadela Amara est "hyper contente"

Fadela Amara, secrétaire d'Etat à la Ville s'est déclarée dimanche 10 février "hyper contente" du plan banlieue annoncé vendredi par Nicolas Sarkozy, affirmant que ces mesures vont "au-delà de (s)es espérances".
"Je suis hyper contente, je suis même très sereine. Cela va au-delà de mes espérances, donc j'en suis d'autant plus contente", a déclaré Fadela Amara sur Canal+.
La secrétaire d'Etat a estimé que le plan dévoilé vendredi propose une "vraie dynamique", même s'il "restera, évidemment, la question de la fiscalité".
Elle a ajouté que le déploiement de 4.000 policiers supplémentaires dans les quartiers sensibles "ne (la) choque pas". "Je suis pour le droit à la sécurité pour tous", a-t-elle souligné.
"Il faut la présence de la police dans les quartiers, c'est pour ça que moi, ça ne me choque pas. Alors je sais qu'après ce sont des débats philosophiques pour certains, mais en tous cas, la question de la sécurité existe dans les cités".
"'Tchin-tchin'"
Idem pour l'identification des jeunes non-inscrits dans les établissements scolaires, que certains critiquent comme du fichage. "Ça ne me pose pas de problème", a-t-elle assuré, reconnaissant toutefois ne pas avoir "encore les vrais chiffres" concernant le financement des écoles de la deuxième chance.
Egalement invitée à réagir aux propos du socialiste Laurent Fabius, qui a estimé que le plan banlieue ferait "pschitt", elle a répondu: "moi je promets à Laurent Fabius que dans pas longtemps on fera 'tchin-tchin' sur la question des banlieues".
"Des périodes très difficiles"
Par ailleurs, Fadela Amara s'est dite "touchée" par le soutien que lui a apporté Nicolas Sarkozy après les tensions constatées dans ses relations avec sa ministre de tutelle Christine Boutin.
"Je ne sais si j'étais en danger, mais ça a été un peu houleux quand même. Le président de la République m'a beaucoup touchée quand il a dit ça d'ailleurs", a-t-elle reconnu. "Y compris dans mon cabinet, ça a mis un peu de baume parce qu'on a traversé des périodes très difficiles. C'était un peu plus compliqué que je le pensais".
Elle a au passage réaffirmé avoir "des visions qui sont un peu différentes" de celle de Christine Boutin. "Mais ça ne mène pas à une divergence profonde", a-t-elle insisté.

09 février 2008

Le plan Banlieue présenté.

Nicolas Sarkozy veut «réinventer la ville»
500 millions d'euros pour désenclaver les quartiers sensibles, déploiement de 4.000 policiers supplémentaires. Le chef de l'État a dévoilé le plan banlieue vendredi. Un plan qui fait aussi la part belle aux mesures éducatives.
«Réinventer la ville». C'est l'ambition du plan pour les banlieues présenté vendredi à l'Elysée par Nicolas Sarkozy. Pour le chef de l'État, il s'agit là d'un véritable «enjeu de civilisation». «Nous avons tous appris au moins une chose au cours de ces 20 dernières années, c'est qu'il ne suffisait pas de créer un ministère de la Ville, ni de débloquer des crédits, ni de repeindre les immeubles, pour que dans certains quartiers, de plus en plus d'habitants ne se sentent pas laissés pour compte, abandonnés de tous, mis à l'écart de la République, de ses solidarités et de ses lois», a ajouté Nicolas Sarkozy, en présence de plusieurs ministres, dont celles en charge du dossier Christine Boutin et Fadela Amara. Nicolas Sarkozy a d'ailleurs exprimé «tout (son) soutien» à cette dernière, «pour ce qu'elle est et pour ce qu'elle va accomplir».
Voici les principales mesures de ce plan baptisé «nouvelle politique pour les banlieues». Un plan qui mobilisera «tous les ministres et non plus seulement le ministre de la Ville», selon les termes même du document diffusé par la présidence de la République.
Education
- Généralisation des «écoles de la deuxième chance»
Destinées aux 150.000 élèves qui sortent chaque année du système scolaire sans diplôme et qui se retrouvent sans qualification, ces écoles vont être généralisées dans toute la France. Nicolas Sarkozy souhaite en faire une «priorité» de sa présidence, relevant que «là où elles existent, elles sont un succès». «Ces écoles, nous allons les faire bénéficier de la taxe d'apprentissage, l'Etat va s'engager financièrement», a promis Nicolas Sarkozy. Il a demandé au ministre de l'Education Xavier Darcos de recenser, via un fichier, «la totalité des jeunes «qui ne sont inscrits dans aucun établissement l'année suivante».
- Création d'«internats d'excellence»
Ces internats seront destinés aux enfants issus de milieux défavorisés «qui montrent des bonnes aptitudes scolaires» et «qui ne peuvent pas étudier chez eux dans de bonnes conditions». Nicolas Sarkozy a précisé qu'il ne s'agirait pas des «austères internats de jadis» mais «d'internats d'excellence modernes où les enfants seront totalement pris en charge pendant la semaine».
- Le «busing» pour favoriser la mixité sociale
Nicolas Sarkozy a annoncé l'expérimentation en primaire de la scolarisation d'élèves de quartiers défavorisés dans des établissements d'autres quartiers, en les transportant sur place. Ce type de transport scolaire pour favoriser la mixité sociale existe dans certains pays, notamment aux Etats-Unis, où elle porte le nom de «busing». Il s'agit, selon le chef de l'État, d'«une condition de la réforme de la carte scolaire».
Emploi
- Un «contrat d'autonomie» pour plus de 100.000 jeunes
Nicolas Sarkozy a annoncé la création d'un «contrat d'autonomie» pour «accompagner vers l'emploi» en trois ans plus de 100.000 jeunes des quartiers en difficulté, en y favorisant les créations d'entreprises. Cet accompagnement d'insertion a pour objectif de conduire les bénéficiaires vers un emploi durable, un contrat d'apprentissage ou une formation, a précisé Nicolas Sarkozy.
Désenclavement
- 500 millions d'euros pour les transports
Cinq cent millions d'euros seront affectés au désenclavement des quartiers sensibles grâce à des projets de transports publics. Ces projets, financés sur une période de cinq ans, verront le jour grâce à une partie des financements prévus par le Grenelle de l'environnement pour les infrastructures de transports, a précisé le chef de l'Etat.
Sécurité
- 4.000 policiers de plus en trois ans
Nicolas Sarkozy a annoncé le déploiement de 4.000 policiers supplémentaires en trois ans dans les quartiers sensibles pour y maintenir l'ordre et lutter contre les violences urbaines.
Associations
- Garantir le financement
Nicolas Sarkozy a promis de garantir «sur plusieurs années» le financement des associations impliquées dans les banlieues et de «simplifier» le versement des aides. Le chef de l'État entend aussi aider les associations à se «professionnaliser». «Pour financer quatre ballons de football, il n'y a pas besoin d'une commission réunissant quinze fonctionnaires», a-t-il ironisé, promettant que les petites dépenses seront réglées «en 48 heures» grâce à un simple chèque de l'Etat.
Pour imposer la mise en œuvre des objectifs du plan banlieue au niveau national et pour pouvoir obliger les services de l'Etat à travailler ensemble, Nicolas Sarkozy a annoncé la nomination d'un représentant de l'Etat par quartier et ce dès le 1er septembre prochain.

09 octobre 2007

Ouverture à gauche, plus de 6 français sur 10 y sont favorables

Plus de six Français sur dix sont favorables à la poursuite de la politique d'ouverture du gouvernement à des personnalités de gauche, selon un sondage à paraître dans Le Parisien ce mardi.
Ce sondage a été réalisé par l'institut CSA les 3 et 4 octobre auprès d'un échantillon national représentatif de 1002 personnes.
Au total, 62% des sondés se sont prononcé en faveur de cette politique.
Les plus enthousiastes se comptent parmi les électeurs ayant voté pour François Bayrou au premier tour de l'élection présidentielle (79%), devant les électeurs de l'actuel président de la République (77%).
Seules 50% des personnes ayant voté pour Ségolène Royal soutiennent cette politique d'ouverture.


04 octobre 2007

J'ai beaucoup apprécié le discours du Président de la République devant les parlementaires de la majorité

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Je dois vous le dire très simplement: j'ai beaucoup apprécié le discours que Nicolas Sarkozy a prononcé de vant les parlementaires Ump et Nouveau Centre de la Majorité présidentielle, en présence des membres du Gouvernement.
J'y trouve confirmation des espoirs dans sa candidature aux présidentielles et dans le soutien public que je lui ai apporté bien avant le premier tour.
Outre le fait que ni la candidate présentée par la gauche, ni le PS n'étaient en situation ni en capacité de répondre aux défis économiques, sociaux, politiques et moraux des cinq années qui s'ouvraient devant nous, je percevais un discours chez Nicolas Sarkozy qui n'avait pas pour l'essentiel de positionnement tactique, mais stratégique, à savoir la rupture et la réforme pour répondre aux problèmes du pays pour lesquels nos concitoyen sétaient en attente et parfois de façon désespérée, et d'autre part une méthode, celle du rassemblement du peuple de France en rassemblant les énergies utiles et disponibles et en respectant la diversité de notre nation.
Depuis quatres mois, je ne suis pas déçu bien au contraire, par les initiatives du Président et du Premier Ministre.
La tache est immense parceque rompre avec des systèmes de pensée, avec des habitudes et des manières de penser et de faire est très difficile. Tout le monde n'est sans doute pas au même rythme et des ambitions personnelles peuvent sembler contrariées, mais l'important ce sera d'avancer avec tous ceux qui le voudront et ceux qui nous rejoindrons et de convaincre ceux qui peuvent ici ou la exprimer des hésitations.
La mise en oeuvre de ces orientations lors des prochaines élections municipales peut y contribuer mais ne sera pas automatique. Comment se traduira la politique de réforme, de progrès et d'ouverture?
Nous y reviendrons.
Je souhaite que chacune et chacun réflechisse au message de Nicolas Sarkozy. C'est pourquoi je vous met son texte, que vous pouvez trouver ci dessous ou sur le site elysee.fr

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08 septembre 2007

Banlieues : Fadela Amara lance un plan "anti-glandouille"

La secrétaire d'Etat à la politique de la Ville a présenté un plan ciblé sur l'emploi des jeunes des cités sensibles.
Fadela Amara a fait vendredi 7 septembre une communication remarquée sur la préparation d'un plan gouvernemental pour les banlieues, qu'elle qualifie elle-même de plan "anti-glandouille", lors d'un conseil des ministres décentralisé à Strasbourg.
"Le Premier ministre François Fillon, comme moi on a pensé qu'elle était absolument remarquable et que c'est la façon pour nous de faire de la politique, c'est-à-dire une façon directe, authentique, avec la volonté de réussir", a déclaré le président Nicolas Sarkozy à l'issue de la réunion. "C'était vraiment un des très bons moments de ce conseil."
Un blog sur internet
Ce plan, ciblé sur l'emploi des jeunes des cités sensibles, a déjà donné lieu à une concertation par l'intermédiaire d'un blog sur internet qui a permis de recueillir plus de 10.000 contributions, a indiqué l'ancien présidente et fondatrice de l'association Ni Putes Ni Soumises.
Une nouvelle phase de la concertation commencera fin septembre avec la tenue de "rencontres territoriales pour la ville" associant tous les acteurs concernés. Cette phase doit durer jusqu'à fin novembre et aboutir à des positions sur trois thèmes : l'emploi, le désenclavement des cités et les questions d'éducation

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30 août 2007

Dans une interview à Libération, Claude Allègre, ancien ministre de l’Education, analyse avec justesse la situation du Parti socialiste :

Ancien ministre de l’Education nationale, proche de Lionel Jospin, Claude Allègre, publie aujourd’hui la Défaite en chantant (1), sur la campagne de Ségolène Royal. Il livre son diagnostic sur l’état du PS et ses appréciations sur ses leaders.
Dans votre livre, vous vous montrez dur pour Royal, mais moins que par le passé. Pourquoi cette évolution ?
Mes positions n’ont pas varié. Je reste très critique sur ses capacités à devenir chef de l’Etat. Mais, contrairement à des tas de socialistes, je ne la prends pas pour une imbécile et je ne la crois pas dénuée de qualités, notamment de volonté. Elle a une gnaque pas possible. C’est quelqu’un de courageux, ce qui ne court pas les rues dans ce parti. Elle affronte les choses. Comme elle a affronté Hollande, sans complexe.
Les lacunes de sa campagne ?
Intellectuelles. Elle ne s’intéresse pas aux dossiers, uniquement à sa promotion. Elle ne cherche qu’à faire des coups en sa faveur. Elle a ­démarré par une espèce de campagne épouvantable sur les relations internationales. Puis elle a couru derrière Sarkozy. Quant aux propositions économiques et sociales : rien. Au total, elle est apparue comme insuffisante.
N’y a-t-il pas une contradiction à expliquer qu’elle est «affaiblie», mais qu’elle «a les plus grandes chances de manger» les autres dirigeants du PS ?
Elle a été battue, les choses tanguent. Les caciques du PS, après en avoir dit pis que pendre, puis expliqué qu’elle était formidable, recommencent à en dire pis que pendre. Donc, elle est affaiblie. Mais, sinon, elle les aurait déjà mangés tout crus.

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26 août 2007

Bernard Kouchner s'explique dans le Parisien: J'en ai marre de la critique permanente

Ministre des Affaires étrangères et européennes, Bernard Kouchner, avec 67 % d'opinions favorables, arrive en tête du palmarès Ipsos-« Le Point » des hommes politiques de gauche et de droite.
Ce matin le quotidien Le Parisien publie une interview dont les propos ont été recueillis par Bruno Fanucchi et Dominique de Montvalon

Cent jours au Quai d’Orsay, vous ne regrettez rien ?
Je ne regrette rien. J'avance.

Etes-vous un ministre des Affaires etrangeres heureux ?
Je suis un ministre presque complètement heureux. Le Quai d'Orsay, c'est une maison lourde, mais exaltante.

Comment peut-on aller aujourd’hui a Bagdad, au coeur d’un pays sous les bombes, sans gilet pare-balles ?
Je ne mets de gilet pare-balles que quand mes interlocuteurs en ont. Là, c'était donc exclu puisque mon homologue irakien n'allait pas en porter. C'est sa vie quotidienne.

Bagdad, ce doit être impressionnant…
Disons qu'aller à Bagdad c'est impressionnant, et j'espère, utile.

Parce qu’il se joue la-bas des choses decisives ?
Oui, mais on ne le savait pas puisqu'on ne voulait plus y aller. On ne s'intéressait qu'aux Américains. Intéressons-nous aux Irakiens. L'un de mes proches, qui parle l'arabe, a entendu, lors de mon séjour, ce que se disaient deux responsables irakiens : « Il nous rend l'honneur. »

Parce que vous les preniezau serieux ?
Pas seulement ça ! On les a sortis de leur ostracisme et de leur tête-à-tête avec les Américains.

Qu’avez-vous appris sur place ?
La nécessité pour la France d'être présente dans les crises. La tentation de la France, c'était de se détourner du problème et de le laisser aller au comble de l'horreur, bref au fond de l'impasse. Or, nous dépendons tous de ce qui va se passer dans cette région du monde. Et puis je n'oublie pas les Irakiens. On prétend que j'aurais été pour la guerre. Faux. Ma position, c'était : ni la guerre ni Saddam, et j'en appelais à la solution
par l'ONU. A Bagdad, j'ai rappelé plusieurs fois que nous n'avions pas été d'accord avec l'entreprise américaine et, surtout, avec la manière dont elle a été menée.Nous n'avons pas changé.

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Rocard : "le PS n'est plus en situation de gouverner"

A chaque fois qu'un dirigeant du PS s'exprime, il confirme toutes les raisons pour lesquelles j'ai acquis la conviction que le PS n'était plus dans sa mission réformatrice au service de notre peuple et en premier lieu des plus défavorisés.
Pour ma part je fais le choix de m'inscrire comme homme de gauche dans la vois réformatrice que souhaite mener le Président de la République. La situation de la France ne peut supporter l'immobilisme. Il faut avancer avec ceux qui souhaitent introduire de vrais changements dans notre société. Plus le courant progressiste sera fort, plus sa voix sera influente.
C'est le but que se fixent Les-Progressistes.fr
C'est cela être efficace pour aujourd'hui et pour demain. C'est le pas supplémentaire que doivent franchir les nombreuses militantes et les militants de gauche qui s'interrogent.

"On a oublié nos références anciennes", "on ne sait plus quoi dire", déclare l'ancien Premier ministre socialiste.
L'ancien Premier ministre socialiste Michel Rocard estime samedi 25 août que "le PS n'est plus en situation de gouverner" parce qu'il "a oublié (ses) références anciennes".
"Mon sentiment principal est que le PS français n'est plus pour un paquet d'années en situation de gouverner, à la différence de la plupart des autres partis socialistes européens", juge-t-il dans Le Parisien/Aujourd'hui en France. "Ce n'est pas du tout faut d'idées nouvelles mais parce qu'on a oublié nos références anciennes qui ne sont pas entrées en application".

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24 août 2007

Nicolas Sarkozy reçoit un lycéen insulté par son professeur

Selon une dépêche de l'agence Reuters, Nicolas Sarkozy a reçu jeudi à l'Elysée Chouaib Lusikama, un lycéen français d'origine angolaise ayant subi des remarques racistes de la part de l'un de ses professeurs, qui a été condamné.
"Nicolas Sarkozy a rétabli la dignité et l'honneur de mon fils qui a été bafoué par ce professeur. Il a dit que les propos du professeur étaient inadmissibles", a déclaré à la presse Mbiavanga Lusikama, le père de Chouaib, qui a également été reçu par le chef de l'Etat.
"Il a dit qu'il est président de tous les Français et de la République et que ces propos ou discriminations ne doivent jamais exister dans la République", a-t-il ajouté.
Présent à ses côtés, le jeune homme de 17 ans n'a pas souhaité s'exprimer.
Pendant des mois, Chouaib a dû subir des remarques racistes de la part de son professeur de mathématiques, qui le traitait notamment de "Bamboula". L'enseignant a été condamné à un mois de prison avec sursis par le tribunal d'Epinal.
Mbiavanga Lusikama s'est dit très honoré d'être reçu à l'Elysée et très reconnaissant envers Nicolas Sarkozy.
"C'est très honorable de sa part. Il était choqué et touché par ces problèmes", a-t-il dit.
"On est dans une République multi-raciale, dans une République de droit. Ce genre de discrimination ne doit jamais exister", a-t-il ajouté avant de remercier les quatre camarades de Chouaib qui s'étaient plaints à la direction de leur lycée.
"Sans eux, je n'aurais rien pu faire", a-t-il souligné.

22 août 2007

Nicolas Sarkozy promet de poursuivre les réformes et l'ouverture

Nicolas Sarkozy a confirmé sa volonté de poursuivre les réformes à un rythme soutenu et de continuer sa politique d'"ouverture", lors d'un déjeuner mardi avec plusieurs quotidiens régionaux qui en rendent compte mercredi.
Le chef de l'Etat "veut mener à bien une trentaine de réformes durant son quinquennat", rapportent les Dernières nouvelles d'Alsace (DNA).
"Jamais je ne serai un président statique, je n'endosserai pas ce rôle ridicule qui consiste à exiger du Premier ministre qu'il réduise le chômage, c'est à moi de réagir", assure-t-il cité par les DNA.
"Le Premier ministre est un collaborateur, le patron, c'est moi", a-t-il rappelé (Sud-Ouest). "Je suis payé pour décider, je décide".
Revenant sur les mesures de suivi des délinquants sexuels, qu'il a annoncées lundi, M. Sarkozy a lâché: "ce n'est pas la peine de faire tout un plat avec l'ourse de Slovénie et de laisser de tels prédateurs en liberté".
Sur la réduction du nombre de fonctionnaires, il a assuré qu'"il ne s'agit pas de créer de pénurie en supprimant des postes, mais dans l'Education je souhaite que les enfants effectuent moins d'heures. En réduisant le nombre d'heures effectuées par les élèves, on réduit globalement le nombre d'heures de cours. Donc on pourra économiser des postes" (La Provence).
Après le rejet par le Conseil Constitutionnel d'avantages fiscaux sur les intérêts d'emprunts immobiliers contractés avec le 6 mai, il a lancé: "à ceux qui me reprocheront de n'avoir pas tenu ma promesse, je répondrai: +adressez-vous au Conseil constitutionnel" (Sud-Ouest).
"Je transforme un ennui en opportunité. Les déductions d'intérêt seront plus importantes pour les nouveaux propriétaires", a-t-il ajouté (La Provence).
"L'opportunité, c'est d'accroître très nettement les primes que nous avions initialement prévues aux nouveaux acquéreurs", a-t-il expliqué (la Nouvelle République).
Promettant de poursuivre l'ouverture, le chef de l'Etat a assuré: "j'ai d'autres idées" (Sud-Ouest).
"Avec Dominique, on fera une excellente équipe", a estimé M. Sarkozy, qui soutient la candidature de Dominique Strauss-Kahn à la direction générale du Fonds monétaire international (FMI).
Il a aussi jugé que Bernard Kouchner "fait un boulot remarquable", observant à propos du voyage en Irak de son ministre des Affaires étrangères: "ce n'est pas mal que la France reprenne pied dans cette région où vont se jouer tant de choses. On n'y était plus" (Sud-Ouest).
Défendant le rôle de son épouse Cécilia dans la libération des soignants bulgares détenus en Libye, il a affirmé: "elle a compris la psychologie de Kadhafi de façon impressionnante" (Sud-Ouest).
"Vous me dites que l'état de grâce ne durera pas, mais vous le dites depuis cinq ans", a-t-il également lancé. "On écrit aujourd'hui exactement ce qu'on écrivait en 2002" (Sud-Ouest).


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