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14 avril 2008

Roger Karoutchi et l'Ile-de-France.

Roger Karoutchi, le secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement, candidat UMP aux régionales qui auront lieu en 2010, organise aujourd'hui à Paris une "réunion de travail" où il a convié les principaux responsables de la Majorité présidentielle concernés par le dossier Grand Paris, dossier qui agite les élus et politiques franciliens. Il rejette les principales propositions du sénateur Dallier, publiées dimanche dernier en exclusivité dans le supplément Paris-Ile-de-France du Journal du Dimanche. Il ne faut "pas faire exploser la région Ile-de-France" répond-il au sénateur qui préconise la disparition de quatre départements (75, 92, 93 et 94).
Les propos ont été recueillis par Bertrand Greco dans Le Journal du Dimanche. Roger Karoutchi, ne veut pas faire exploser la région Ile-de-France.
JDD: Vous organisez une réunion de travail sur le Grand Paris demain soir. Qu'en attendez-vous?
RK: J'ai voulu réunir les élus du coeur de l'agglomération: maires, conseillers généraux, régionaux, parlementaires, de Paris et des trois départements de la petite couronne. J'ai aussi invité les parlementaires de la grande couronne. Parce qu'on n'a aucune chance d'avancer sur le Grand Paris si la Seine-et-Marne, les Yvelines, le Val-d'Oise et l'Essonne se sentent marginalisés. Je suis obsédé par la nécessité de ne pas faire exploser la région Ile-de-France. Avant de parler de gouvernance _de quoi nous entraîner dans une guerre picrocholine qui durerait des années_, nous devons définir, ensemble, les projets prioritaires que nous voulons confier au futur Grand Paris: attractivité économique, gestes architecturaux, création d'un grand campus universitaire, d'un grand pôle d'affaires à l'Est de la région... Les Franciliens se fichent éperdument des structures. Ils veulent des transports de qualité et moins chers, des logements moins coûteux, un cadre de vie différent, moins de délocalisations, plus d'emplois...
JDD: Le rapport que le sénateur Philippe Dallier (UMP) a rendu cette semaine préconise de fusionner les quatre départements centraux (75, 92, 93 et 94) pour plus d'efficacité...
RK: L'idée de mon ami Philippe Dallier est séduisante a priori... mais elle apporterait plus de problèmes que de solutions. Un département unique au coeur de l'agglo concentrerait 6 millions d'habitants et 75% du PIB d'Ile-de-France. Une domination qui signerait la mort de la région [11,5 millions d'âmes]. Il ne s'agit pas de regrouper les puissants et les riches au centre et d'exclure les autres. D'ailleurs, les quatre départements en question ne veulent pas entendre parler de fusion.
JDD: La volonté de mettre en commun les richesses de l'agglomération parisienne ne se heurte-t-elle pas à la frilosité des Hauts-de-Seine, plus riche département de France et fief de Nicolas Sarkozy?
RK: Et la frilosité de Paris!? Bertrand Delanoë est assez flou quand il parle de mutualiser les ressources fiscales: il cite la taxe professionnelle, oubliant habilement les droits de mutation sur les ventes d'appartements. En 2007, Paris a récupéré 900 millions d'euros de droit de mutation! Personnellement, je ne prône pas une fiscalité unique. Je préfère imaginer un financement des opérations _ transports, logement, grands gestes architecturaux..._ à proportion de la richesse de chacun.

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06 avril 2008

Grand Paris, à gauche, la discorde Huchon-Delanoë

Le site du Journal du Dimanche puble un papier sur les contradictions au sein des exécutifs francilien et parisien concernant le dossier du Grand ParisAvec la nomination d'un Secrétaire d'Etat au développement de la région capitale, en la personne de Christian Blanc, Nicolas Sarkozy a porté sur les fonts baptismaux son projet de Grand Paris. Projet qui divise parmi les leaders socialistes franciliens. A commencer par la guerre à distance que se livrent déjà Jean-Paul Huchon, président de la région et le maire de la capitale, Bertrand Delanoë.
Mystère, grosses colères et suspicions autour de la nomination de Christian Blanc (Nouveau Centre) au gouvernement. Chargé de lancer le chantier du Grand Paris - "le plus ambitieux depuis Haussmann", dixit le président Sarkozy -, le nouveau Secrétaire d'Etat au développement de la région capitale garde pour l'instant le silence. Le sujet est sensible. Personne ne connaît les intentions de l'ancien PDG d'Air France et directeur de la RATP, député des Yvelines et préfet de Seine-et-Marne. "Le président de la République lui laisse les coudées franches, indique Roger Karoutchi (UMP), candidat déclaré aux régionales de 2010 (*). Je l'ai rencontré longuement, il n'a aucune idée préconçue sur le Grand Paris. Il compte d'abord définir, avec les élus locaux, les champs de compétence de cette future instance: transport (métrophérique), logement, urbanisme, grands gestes architecturaux, attractivité économique, création d'un vaste pôle d'affaires à l'Est (sur le modèle de la Défense) ou de grands campus universitaires... Ensuite, il verra quelle structure lui donner, via une loi, en 2009. Je suis confiant, il a la négociation dans le sang."
Cette semaine, Christian Blanc devait rencontrer Bertrand Delanoë et Jean-Paul Huchon, deux socialistes qui ne sont pas du tout sur la même longueur d'onde sur le sujet. Le maire de Paris veut "en finir avec cette capitale enfermée dans ses frontières". Il "souhaite travailler avec l'Etat", "rapidement", car "le temps est venu, dit-il, de créer 'Paris métropole', véritable institution de l'agglomération où s'exprimera, à cette échelle, la solidarité, y compris fiscale".

(*) Roger Karoutchi organisait mercredi dernier un "déjeuner de travail" avec Christian Blanc et "presque tous les ministres franciliens": Christine Lagarde, Rachida Dati, Valérie Pécresse, Christine Boutin, Christine Albanel, Nathalie Kosciusko-Morizet, Rama Yade... ou encore Yves Jégo (également candidat à la candidature UMP aux régionales).

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30 mars 2008

Paris-Ile-de-France, le développement de la région capitale!

Au moment où le Président de la République vient de nomer Christian Blanc secrétaire d'Etat chargé du Développement de la région capitale, il m'est apparu interessant de porter à votre réflexion l'analyse publié récemment par le Centre d'Analyse Stratégique auprès du Secrétaire d'Etat à la Prospective.
Les capitales ne sont pas des villes comme les autres : symboles de l’unité d’un pays, centres de l’activité diplomatique, elles se trouvent au cœur d’une tension entre l’intérêt local et l’intérêt national. L’étude des règles applicables à certaines villes-capitales étrangères (Berlin, Bruxelles, Londres, Madrid et Washington), si elle ne permet pas de dégager un compromis idéal entre ces intérêts antagonistes, suggère néanmoins quelques pistes d’évolution statutaire pour Paris.

Olivier Renaudie, du Département Institutions et Société du CAS conclue dans la note d'étude de veille, publié en mars 2008, et consacré au statut des villes-capitales : le délicat compromis entre intérêt local et intérêt, que d'un point de vue statutaire, Paris ne se singularise certainement pas, parmi les villes-capitales, par la manière dont y est arbitré le conflit entre intérêt local et intérêt national. En la matière, il est en effet difficile d’identifier un point d’équilibre absolu : il existe plutôt des points d’équilibre relatifs, propres à chaque État, à sa culture, à son histoire et à sa tradition juridique. La capitale française paraît en revanche plus isolée s’agissant de son architecture institutionnelle : alors que la plupart des autres capitales sont engagées dans des dispositifs métropolitains de grande envergure, Paris n’a que des contacts épisodiques avec les autres collectivités franciliennes.
Pour remédier à cette situation et permettre à Paris de « changer d’échelle »14, on évoque généralement la création d’une communauté urbaine comme il en existe dans les grandes métropoles régionales françaises (Lyon, Marseille, Bordeaux, etc.). Les exemples étrangers suggèrent aussi des pistes d’évolution intéressantes.

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22 janvier 2008

Roger Karoutchi, président du groupe de la majorité présdentielle à la Région Ile de France appelle au rassemblement.

A l'occasion de la cérémonie des voeux, au Conseil régional d'Ile-de-France, hier lundi 21 janvier, Roger Karoutchi, président du groupe de la majorité présidentielle, en appelant à l'unité de toutes ses composantes, s'est félicité de « l’implication personnelle » du chef de l’Etat dans le projet du « Grand Paris » pour que la région capitale retrouve enfin son rayonnement et son attractivité.
Celui ci m'avait invité à cette occasion. J'y représentais aussi Les Progressistes. J'ai pu y croiser FKM.
Devant un parterre de Ministres et de Maires, devant la candidate à la Mairie de Paris, il a tenu un discours offensif pour réussir 2010, étape importante dans la relance francilienne, après les échéances de mars prochain qu'il n'a pas évoqué directement, campagne officielle oblige.
En effet, Paris et sa région n’ont plus le dynamisme qui a permis, dans le passé, des gestes architecturaux ou urbanistiques, enviés et copiés dans le monde entier. La concurrence de Londres, Berlin ou Barcelone nous relègue progressivement à un second rôle qui ne saurait être le nôtre.
Comme l’a proposé le Président de la République, le « Grand Paris » doit s’envisager d’une part, sous l’angle de l’architecture et l’urbanisme et d’autre part, en concertation avec l’ensemble des élus locaux notamment avec les maires de l’agglomération parisienne qui sont les acteurs incontournables du consensus nécessaire dans la recherche d’une coopération intercommunale autour de Paris.
Enfin, Roger Karoutchi, a rappellé que dans un esprit de dialogue et d’ouverture, il a lancé en septembre dernier un forum de discussion sur internet www.debat-grandparis.com et il y a quelques semaines, il a pris l’initiative de consulter l’ensemble des maires de la petite et de la grande couronne sur ce sujet.

15 juillet 2007

Le pari du Grand Paris

Roland Castro, architecte urbaniste, a donné son point de vue dans le quotidien Libération sur le projet d’une structure intercommunale qui vient d’être relancé par le chef de l’Etat.
Ce débat me parrait important pour l'organisation urbaine de Paris et de la banlieue. Ouvrons le débat!

"Au boulot ! Il est urgent de construire un Paris véritablement métropolitain et de passer ainsi d’une capitale de 10 kilomètres sur 10 à une métropole de 30 sur 30. Ce Grand Paris est une réponse à la ségrégation urbaine de Paris à l’encontre de sa banlieue, dont les émeutes de novembre 2005 étaient révélatrices.
On ne peut plus vivre à cette échelle avec un centre omnipotent et de plus en plus petit par rapport à l’urbanisation générale de la ville. Il faut répartir les centres. En terme de territoire, c’est presque revenir au département de la Seine et porter un regard inversé sur la périphérie : polycentrer la métropole parisienne. Un tel projet implique d’étendre le droit au logement opposable à un droit à l’urbanité. Cela implique que chaque point du territoire métropolitain en vaille bien un autre, la cité-jardin de Suresnes ou l’avenue Foch. Le droit à l’urbanité englobe un bon logement, un plaisir d’habiter, une reconnaissance de son immeuble, le sentiment d’un quartier qui renvoie une image de citoyen, d’un promeneur citadin et pas seulement d’un habitant qui marche de son parking à sa porte d’entrée.
Lorsque j’ai remodelé des grands ensembles, à Lorient ou ailleurs, les habitants nous ont dit que, depuis, ils voulaient à nouveau recevoir chez eux. Le remodelage des grands ensembles permet d’aller plus loin que de simples opérations de réhabilitation. Il intervient autant sur l’image d’un bâtiment que sur l’amélioration de l’habitat : les logements bénéficient d’extensions, les séjours sont agrandis, la «cage à lapins» devient immeuble résidentiel. Le remodelage envoie, de plus, un message positif de respect des habitants et de la mémoire des lieux.


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09 octobre 2006

La RATP propose une rocade de métro autour de Paris

Les usagers des transports en commun d'Ile-de-France connaîtront-ils demain le "métrophérique" ? telle est la question posée par le quotidien Le Monde, dans son édition du 7 octobre. Ce projet a été présenté, vendredi 6 octobre, par Pierre Mongin, ancien directeur de cabinet de Dominique de Villepin et nouveau PDG de la RATP, à l'occasion de son premier conseil d'administration.
Cette ligne de métro suivrait le tracé du périphérique à une distance de 2 ou 3 km de Paris, dans les communes de la première couronne. Avec une station tous les kilomètres, cette rocade de 40 km devrait coûter entre 4 et 6 milliards d'euros.
Projet mobilisateur.
Il s'agit pour l'entreprise de transport d'un grand projet structurant qui doit répondre à la forte croissance du trafic voyageurs de banlieue à banlieue. "Cette ligne permettrait de réduire de près de 20 % le flux de voyageurs contraints de passer par Paris pour se rendre d'une banlieue à une autre", a rappelé M. Mongin. Si cette nouvelle ligne rallie les préoccupations des associations d'usagers de transports, son financement est loin d'être réglé. "C'est à l'ensemble des pouvoirs publics et non à la RATP de le financer", a déclaré, avec insistance, son président.
Sans remettre en question l'utilité de ce "projet d'entreprise mobilisateur", Jean-Paul Huchon (PS) président de la région Ile-de-France, estime qu'il est indispensable que l'Etat renforce d'abord son enveloppe financière dans les futurs contrats de projets.
Pour l'heure, "métrophérique donne du rêve", déclare le président de région, qui préfère avant de s'engager vers de nouvelles infrastructures voir se réaliser les onze projets inscrits dans le contrat de plan Etat-région.
Le "métrophérique" a toutes les chances d'être un sujet de discorde entre la région et l'Etat au moment où s'élabore le schéma directeur d'Ile-de-France, qui doit dessiner la carte des infrastructures des vingt prochaines années.


23 juillet 2006

Contrat de projets Etat-régions : l'Ile-de-France mécontente

L'inscription de certains chantiers, ainsi que le montant de l'enveloppe fâchent le président (PS) Huchon, écrit Guillemette Echallier dans le quotidien Libération en date du Vendredi 21 juillet 2006.

La négociation s'annonce difficile entre l'Etat et la région Ile-de-France pour l'élaboration du prochain contrat de projets Etat-régions pour la période 2007-2013, nouvelle version des anciens contrats de plan. Avant que toute discussion ne soit engagée, la région a déjà critiqué l'inscription dans le contrat par l'Etat de certains projets, comme le désamiantage des sites de Censier (Paris-III), de Necker et de la Maison des sciences de l'homme. «Je ne vois vraiment pas pourquoi la région y participerait, ce sont des bâtiments construits par l'Etat» , s'est emporté hier Jean-Paul Huchon, président (PS) de la région. Outre ces accusations, il dénonce un «net désengagement financier» .
Le préfet de la région Ile-de-France, Bertrand Landrieu, a annoncé hier que l'enveloppe de l'Etat s'élèverait à 1,745 milliard d'euros, contre plus de 3 milliards pour le contrat 2000-2006. «Le Premier ministre a souhaité que le contrat de projets soit plus resserré et centré sur les transports collectifs et l'enseignement supérieur , a-t-il expliqué. Seuls les projets sûrs et réalisables doivent être retenus. La baisse s'explique aussi par les effets de la décentralisation : les routes désormais déléguées aux départements sont exclues du contrat.» «Cette dotation n'est pas calamiteuse, mais insuffisante» , rétorque Huchon, qui estime à 30 % la baisse (en euros constants) de l'enveloppe, même en excluant les compétences décentralisées.
Les négociations Etat-région dureront jusqu'à fin octobre, et le contrat devrait être signé en janvier. Un calendrier impossible à tenir selon les socialistes, qui espèrent une victoire de la gauche en 2007 pour revoir à la hausse l'enveloppe de l'Etat.

10 juillet 2006

Le grand Paris vaut bien une conférence métropolitaine

C'est sous ce titre que Guillemette Echallier rend compte dans l'édition du quotidien Libération, publiée Samedi 8 juillet 2006, de la réunion qui s'est tenue, regroupant les élus de la capitale et de la couronne.
«C e n'est pas le syndicat des voisins de Paris mais une réunion de maires qui s'intéressent ensemble à l'avenir de la zone métropolitaine.» La formule est du maire (PS) des Lilas (Seine-Saint-Denis), Daniel Guiraud, et tous les participants à la première conférence métropolitaine, qui s'est tenue vendredi à Vanves (Hauts-de-Seine), l'ont reprise à la sortie de la réunion. Un pas a été franchi : c'en est fini d'un Paris seul et sourd à sa banlieue. «Cela vaut vraiment le coup de s'associer, résume le maire (PS) de Paris, Bertrand Delanoë. On va travailler ensemble sur la zone de l'agglomération mais dans la dynamique de la région.»
Un clin d'oeil à Jean-Paul Huchon, président (PS) de la région, qui a pesé pour que cette conférence ne se limite pas à la petite couronne. «La région a besoin de discuter avec les élus locaux et il faut avoir un lieu pour produire du consensus», se réjouit Huchon. Pour Philippe Laurent, maire (UDF) de Sceaux (Hauts-de-Seine), «mettre les maires en première ligne, eux qui sont au contact direct des problèmes, c'est une démarche qui manquait.»
Pierre Mansat, adjoint (PCF) de Delanoë aux relations avec les collectivités territoriales qui a porté ce projet, est ravi : «C'est la fin de la domination écrasante de Paris sur la banlieue.» Point de crispation : les transports. «Il faut élaborer avec les maires un plan de transports collectifs au niveau de la zone dense, dit Denis Baupin, adjoint (Verts) aux transports à Paris. Et pourquoi pas mettre en place un métro en rocade ou des navettes sur la Seine ?»
Prochaine réunion à la rentrée. Et tous espèrent que les élus UMP, absents vendredi, seront au rendez-vous.

25 mai 2006

Une agglomération pour quoi faire ?

Sibylle Vincendon évoque le débat en cours dans le quotidien Libération, ce matin,
Paris est la dernière grande ville de France ne faisant partie d'aucune intercommunalité. Elle coopère avec de nombreuses collectivités pour le traitement des eaux ou des ordures ménagères, mais elle n'a jamais dépassé ses limites administratives. Explications.

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30 novembre 2004

Un métro géant autour de Paris ?

La RATP s'apprêterait à proposer à la région Ile-de-France plusieurs scénarios permettant d'améliorer le trafic sur la ligne 13 de métro. Il pourrait s'agir d'une rocade autour de Paris, de banlieue à banlieue.
Un article du Journal du Dimanche annonce que la RATP va "proposer mardi au conseil d'administration du Syndicat des transports d'Ile de France (STIF)" de construire "une ligne de métro circulaire autour de Paris, desservant la proche banlieue et reliant quasiment tous les terminus de métro actuels". Un porte-parole de la RATP a affirmé qu'"il n'y a pas de projet de métro autour de Paris". Toutefois, une autre source, proche du dossier et qui a voulu garder l'anonymat, a indiqué que "nous avons effectivement été missionnés par la région pour présenter des solutions aux problèmes de la ligne 13, et cinq scénarios différents sont envisagés".
Le quotidien Le Parisien en parle ce matin.

Les deux premiers scénarios prévoient de transformer en ligne Meteor le tronçon Saint Lazare-La Fourche, puis l'une ou l'autre des deux branches de la ligne 13. Les deux autres prévoient de créer une ligne indépendante automatique de Saint-Lazare soit vers Saint Denis Université, soit vers le Port de Gennevilliers. Avant d'étudier ces scénarios, la RATP s'est déjà engagée à mettre en service à l'horizon 2007 sur la ligne 13 le système nommé "Ouragan", permettant d'augmenter la fréquence des rames, ce qui devrait permettre d'améliorer de 22% le trafic sur le tronc commun de la ligne. Le cinquième scénario, beaucoup plus ambitieux, prévoit de réaliser une rocade de banlieue à banlieue, ce qui résoudrait le problème de la ligne 13, que 20% des utilisateurs empruntent non pas pour aller à Paris mais pour aller d'une banlieue à une autre.

Une telle "stratégie prospective" de rocade a été présentée vendredi, sans vote, au conseil d'administration de la RATP, et sera présentée cette semaine à un comité de pilotage du STIF. "Il appartiendra aux financeurs, l'Etat, la région, les départements, de prendre des décisions", a souligné cette source. Un début de réalisation d'un tel projet "ne serait pas possible, après une éventuelle décision, en moins de dix ans", a-t-elle précisé. "Mais, a-t-elle insisté, il nous appartient de proposer des remèdes aux difficultés des transports de banlieue à banlieue, qui sont très insuffisants, surtout comparés aux transports en commun à l'intérieur de Paris".

Le Journal du Dimanche, dans son édition du 28 novembre présente un projet de rocade dont le terminus serait situé à Boulogne-Billancourt, dans une interconnection avec la ligne 9, à Marcel Sembat. L'autre extrémité, étant à La défense, l'interconnection avec le Tramway T2 est possible.
Il reste à ouvrir le dossier d'une ligne de tramway reliant Marcel Sembat, le Pont de Sèvres et Versailles, en passant par Sèvres et Chaville, elle même connecté a la ligne prévue entre Chatillon et Velizy?
Qu'en pensez vous?


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