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13 mai 2008

Des “travailleurs immigrés” aux “jeunes des quartiers”

L’Association du Manifeste des libertés vous invite à la rencontre-débat avec Emmanuelle Santelli et Laure Pitti, autour de leurs ouvrages respectifs Grandir en banlieue et Ouvriers algériens à Renault-Billancourt :
de la guerre de libération nationale aux grèves d’OS des années 1970
.
Avec la participation de Suzanne Citron, auteure du Mythe national – L’histoire de France revisitée
Jeudi 15 mai 2008, de 19 heures 30 à 22 heures à la Maison des associations du 14° arrondissement,
22, rue Deparcieux, Paris 75014 (métro Denfert-Rochereau)

Si, dès ses origines, le capitalisme français a connu l’importation de main-d’oeuvre étrangère, la nouveauté des décennies 1960 et 1970, c’est l’ampleur considérable du phénomène, au point que la présence massive de ces nouvelles catégories de travailleurs a transformé, durablement, la structure sociale et politique de la classe ouvrière et, d’une certaine façon, a induit, à long terme, une redéfinition du “national”.
Qu’en est-il aujourd’hui de leurs enfants, citoyens français ?
“La crise de l’identité nationale ne peut, selon Suzanne Citron, se dissocier d’une crise de la culture « républicaine », qui se manifeste par l’usage à tout propos du mot « République » (et de ses dérivés), emblème passe-partout mais indécis et contradictoire dans ses significations. [...] Déconstruire l’imaginaire historique forgé par la Troisième République et relire le passé m’apparaît comme l’indispensable chemin d’une francité nouvelle, où chacun reconnaîtra l’autre dans une histoire commune et plurielle.”
Pour réserver : manifeste@manifeste.org
Emmanuelle Santelli, “Grandir en banlieue”, éditions CIEM, 2007.
Laure Pitti, “Ouvriers algériens à Renault-Billancourt : de la guerre de libération nationale aux grèves d’OS des années 1970” (thèse, en parution).
Suzanne Citron, “Le Mythe national – L’histoire de France revisitée”, Editions de l’Atelier, 2008.

08 mai 2008

Manuel Valls, ce n'est qu'un début...

Parlant de son nouveau livre publié aux Editions Robert Laffont, 2006, Manuel Valls écrit: "Ca y est, mon nouveau livre est sorti. Son titre dérangera les conservateurs de tout bord : « Pour en finir avec le vieux socialisme... et être enfin de gauche !em> » J'y discute, sans tabou, de l'état et de l'avenir de la gauche avec Claude Askolovitch, journaliste au Nouvel Observateur. L'amitié qui nous lie dans la vie était la condition d'un échange libre et sans faux-semblants.
Il est probable qu'il fasse l'objet des attaques habituelles de tous ceux qui se plaisent dans le confort des certitudes acquises. J'assume ce risque car je crois indispensable que la gauche sorte enfin de son coma idéologique et accepte de théoriser sa pratique du pouvoir.

Je retrouve dans ce livre beaucoup des questions que je me suis posé avant l'élection présidentielle. Elles m'ont amené à quitter le parti, et j'y trouve certaines reponses qui m'ont fait rejoindre Nicolas Sarkozy et le programme qu'il a présenté pour la France.
Un an après de nombreuses réformes ont été engagées. elles donneront j'en suis sur des fruits dans la période à venir.
Alors, j'apprécie les questions que pose et se pose Manuel Valls. Il pousse ses interrogations de plus en plus loin, comme s'il était déja persuadé que rien de très neuf ne sortira du prochain congrès du PS et que, parmi les socialistes attachés à la réforme, il faudra bien alors aller vers des choix qu'ils se refusent à admettre pour l'instant et que pour ce qui me concerne je mène aux côtés d'Eric Besson, au sein des Progressistes.
Je viens de prendre connaissance de l'interview donnée par Manuel à l'excellente revue Le Meilleur des Mondes. Je vous en livre un extrait:
Meilleur des Mondes: Vous présentez l’idéologie socialiste comme obsolète. Faut-il alors que le parti socialiste change de nom ?
M. Valls: Oui, il faudrait changer de nom. Pour prendre un nouveau départ, ce serait un symbole fort…

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S. Royal , F.Hollande et les autres...le "Moa" hypertrophié des responsables du Ps.

Royal: le PS aurait dû «se rassembler autour de moi» après la présidentielle nous résume l'interview donnée hier matin au quotidien Le Parisien.
Comme l'écrit Libération, elle voudrait le parti à ses pieds. Ségolène Royal regrette qu'il n'y ait pas eu de rassemblement autour d'elle après l'élection présidentielle de mai 2007 pour «mettre la dynamique de (sa) campagne au service de la gauche», dans un entretien publié hier par le Parisien.
«Ce qui aurait été cohérent après cette campagne, c'est de se rassembler autour de moi pour mettre la dynamique de la campagne au service de la gauche, de reconstruire un nouveau corpus idéologique et de voir si cela réussissait ou non», affirme l'ex-candidate à la présidentielle. «Je constate que ça ne se passe pas pour moi comme cela s'est passé pour d'autres, François Mitterrand, Lionel Jospin...», ajoute Ségolène Royal évoquant deux leaders du PS qui ont pu se présenter plusieurs fois à la présidentielle.

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07 mai 2008

Besson-Moscovici : d’accord sur rien?

"SIR " Eric Besson contre "SIR " Pierre Moscovici : « l'affiche du débat organisé hier soir par l'université de Birmingham et le think tank Demos, proche des travaillistes anglais, à l'Institut français de Londres, était inédite. Sur les bords de la Tamise, le secrétaire d'Etat chargé de la Prospective et de l'Economie numérique, ex-membre du PS, le symbole de la politique d'ouverture de Nicolas Sarkozy, et l'ancien ministre des Affaires européennes de Lionel Jospin n'ont certes pas joué l'Entente cordiale.
Mais pour la première fois, les ex-amis politiques ont accepté de s'affronter à l'occasion des douze premiers mois de présidence de Nicolas Sarkozy comme le raporte Eric Hacquemand dans Le Parisien.
« La France est sur le chemin de la réforme et de la compétitivité »
« Nicolas Sarkozy va-t-il changer la France ? » «Mais la France change déjà. Regardez, Pierre Moscovici s'est laissé pousser la barbe ! » Devant un parterre composé d'universitaires et d'étudiants, français pour la plupart, Besson a bien essayé de dégeler les relations entre les deux hommes. En réalité, la poignée de main a été plutôt fraîche entre eux.


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06 mai 2008

Sévères avec Sarkozy...mais les Français saluent ses réformes

Guillaume Tabard rappelle pour Le Figaro qu'à la télévision, le 24 avril, Nicolas Sarkozy avait reconnu lui-même une «erreur de communication» à propos du fameux «paquet fiscal». À en croire l'enquête OpinionWay réalisée pour Le Figaro, c'est bien de cela qu'il s'agit . Prise en bloc, l'action menée depuis un an par le président de la République a plutôt déçu (58 % de mécontents des réformes, 66 % d'insatisfaits des résultats obtenus). Mais prises une par une, les réformes sont pour la plupart approuvées, voire plébiscitées.
Preuve par l'absurde
À commencer, justement, par celles du «paquet fiscal». La suppression des droits de succession ? Approuvée par 82 % des Français, dont deux tiers des électeurs de Ségolène Royal. La défiscalisation des heures supplémentaires ? Une bonne chose pour 73 % des sondés, dont la moitié des électeurs de Royal. Symbole aux yeux de la gauche des «cadeaux aux riches» faits par le gouvernement, le «bouclier fiscal», plafonnant les impôts à 50 % des revenus, est approuvé par une majorité absolue de Français. Cette majorité atteint même 60 % dans les catégories socioprofessionnelles les moins favorisées. Les «cadeaux aux riches» applaudis par les plus pauvres ? La preuve par l'absurde du discours socialiste répété à l'envi.
Mais si l'an I de sa présidence lui a fait perdre une grande partie de son crédit, l'an II ne s'annonce pas pavé de roses pour Sarkozy. Le non-remplacement de 11 200 postes d'enseignants qui nourrit le mouvement de fronde dans l'Éducation nationale, par lycéens interposés, est rejeté par deux sondés sur trois. La réforme de la carte hospitalière, pourtant préparée avec finesse par le sénateur Gérard Larcher, fait peur également. Tout comme les franchises médicales, très largement rejetées, et qui n'ont convaincu qu'un électeur de Sarkozy sur deux.
Mais, alors que les syndicats et Olivier Besancenot tentent de susciter un nouveau «printemps social» contre la réforme des retraites, le chef de l'État peut s'appuyer en partie sur l'opinion : 54 % des Français (et plus de quatre électeurs de Royal sur dix) approuvent le passage aux 41 ans de cotisation. Presque autant que le taux d'approbation de la réforme des régimes spéciaux qui ne concernait pourtant qu'une petite catégorie de personnes.

05 mai 2008

Institutions: Lang «appelle à une rencontre entre l’UMP et le PS»

Député socialiste du Pas-de-Calais, Jack Lang a coprésidé la commission Balladur sur les institutions. Il regrette la posture «tacticienne» du PS sur le projet de loi de révision constitutionnelle. La commission des lois de l’Assemblée nationale commence aujourd’hui une série d’auditions sur ce texte.
Libération: Pourquoi êtes-vous très remonté contre l’attitude de certains vos amis ?
Jack Lang: On a le sentiment de vivre une situation à fronts renversés. C’est la gauche et surtout le gauche de François Mitterrand et de Lionel Jospin, qui, historiquement, a été à l’avant-garde de la rénovation de la démocratie. Face à l’initiative inattendue de Nicolas Sarkozy, certains dirigeants de gauche sont apparus tétanisés, désemparés, ils ont fait la fine bouche lors de la publication du rapport de la commission Balladur. Cette réserve était d’autant plus surprenante que le projet socialiste sur les institutions était étonnamment vague, infiniment moins audacieux. A la différence de Lionel Jospin, François Hollande attache une moindre importance à ces questions. Heureusement, Ségolène Royal confia, pendant la campagne, à Jean-Pierre Bel [président du groupe PS au Sénat, ndlr] la rédaction d’un rapport qui a sauvé l’honneur.
Libé: C’est une vraie colère…
JL: Oui, c’est un coup de gueule contre une certaine conception désuète de la politique.
Libé: Sur le fond, que reprochez-vous à certains socialistes ?
JL: La Constitution, c’est la maison commune de la République. Dans toute démocratie adulte, les grandes familles de pensée coopèrent à sa rédaction ou à sa modification. J’appelle à une rencontre en toute transparence entre l’UMP et le PS. L’idéal serait d’aboutir à un accord bipartisan avant l’examen du texte en séance publique.
Libé: Justement, le Parlement n’aurait-il pas dû être saisi plutôt qu’une commission d’experts ?
JL: La Constitution est ainsi faite que c’est le président de la République qui a l’initiative de la révision. Il aurait pu la concocter dans le secret de son cabinet. Il a fait le choix de réunir une commission pluraliste, comme François Mitterrand l’avait fait en son temps avec la commission Vedel.
Libé: A l’inverse de Jean-Marc Ayrault, le patron des députés PS, vous êtes hostile à un report de l’examen du projet…
JL: Un report serait inopportun. Nous donnerions un sentiment de crainte. Et pourquoi avoir annoncé cette demande de report sans avoir consulté les députés socialistes ? Veut-on rejouer la triste comédie orchestrée par certains responsables socialistes sur le minitraité européen ? Un jour oui, un jour non. Nous y avons perdu du crédit.


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La mise en place des réformes nécéssite intelligence et finesse.

Chacun sait que des nouvelles dispositions reglementant l'indemnisation du chomage, pour celles et ceux qui ne feraient pas un effort suffisant dans la recherche d'un emploi, sont en cours de finalisation.
Ce dispositif est compréhensible et acceptable pour une grande majorité de nos concitoyens mais la diffusion par l'Anpe d'une offre d'emploi "low cost" basé à Pondichéry, en Inde, et rémunéré en roupies indiennes l'équivalent de 160 à 320 euros par mois, créé dimanche 4 mai une polémique entre la direction de l'ANPE et les syndicats et ne donne pas un bon éclairage des orientations de la politique du Gouvernement.
Je partage sur ce point la colère des organisations syndicales.
Révélée par Le Parisien, cette offre porte sur un poste d'informaticien niveau Bac+2 spécialisé dans la conception de sites web. Une connaissance de l'anglais courant et technique est requise et le salaire proposé est de "10.000 à 20.000 roupies" pour "40h hebdomadaires", selon l'offre toujours disponible dimanche sur le site Anpe. "Protection sociale et avantages à négocier", précise l'annonce.
Obliger les chômeurs à accepter un emploi?
Pour Alain Lecanu du syndicat des cadres CFE-CGC, "c'est incroyable, la mention "protection sociale à négocier", c'est carrément du marchandage". "Rien n'empêche les entreprises d'embaucher des gens en contrat de droit français, avec le salaire français, et de les détacher là-bas s'ils sont partants", a-t-il déclaré.
Selon lui, "cela montre bien qu'on a beaucoup de travail à faire sur la qualité des offres d'emploi" disponibles, au moment où le gouvernement s'apprête à durcir la législation pour la rendre plus coercitive et obliger les salariés au chômage à accepter un emploi, même moins payé ou plus éloigné que souhaité.
Une argumentation discutable du directeur de l'Anpe.
Le directeur de l'Anpe, Christian Charpy à déclaré, dimanche 4 mai, sur RTL, qu'il est étonné de la polémique: "le salaire proposé est quatre à cinq fois supérieur au salaire moyen en Inde. Chacun est libre de faire ou non une expérience d'expatriation et je ne vois vraiment pas pourquoi on se pose la question de savoir si cette offre est légitime ou pas légitime".

02 mai 2008

50 ans déja, une nouvelle page des relations entre Sèvres et Wolfenbuttel.

La ville de Sèvres fête en 2008 les 50 ans de jumelage avec la ville de Wolfenbüttel et à cette occasion une grande délégation sévrienne est accueillie à Wolfenbüttel du mercredi 30 avril au dimanche 4 mai, car cette année c'est au tour de Sèvres de se rendre à Wolfenbuttel.
Le jumelage est né par la volonté du Docteur Odic, ancien Maire de Sèvres, qui y fut prisonnier durant la seconde guerre mondiale, et mis en place par Georges Lenormand, ancien Maire qui souhaitait renforcer les liens d'amitié entre lea france et l'Allemagne pour sortir par la coopération et l'amitié du cycle des guerres imposées aux peuples.
J'ai eu l'occasion dans mes fonctions de me rendre à Wolfenbuttel et je regrette de ne pas y être retourné depuis. J'en garde d'excellents souvenirs.
Wolfenbuttel, un peu d'histoire.
Wolfenbüttel est une très jolie ville à colombages avec quelques 600 maisons à pans de bois, célèbre pour son château renaissance et pour sa bibliothèque du duc Auguste.
Située en Basse-Saxe, forte de ses 54.000 habitants elle est jumelée à Sèvres
On ne sait pas exactement quand Wolfenbüttel a été fondé, mais elle est mentionnée la première fois en 1118. Les premières habitations étaient probablement limitées à un îlot minuscule sur le fleuve d'Oker.
Wolfenbüttel est devenu la résidence des ducs de Brunswick en 1432. Au cours des trois siècles suivants, la ville est devenue un centre artistique, et des personnalités comme Michael Praetorius, Gottfried Leibniz, et Gotthold Ephraim Lessing y ont vécu. La cour ducale est par la suite retournée à Brunswick, vers 1753, et Wolfenbüttel a peu à peu perdu de son importance.
Au cours de la guerre de Trente Ans, la ville a connu des combats intenses lors de la bataille de Wolfenbüttel en juin 1641, lorsque les suédois, sous les ordres de Carl Gustaf Wrangel et du conte Hans Christoff von Königsmarck, ont vaincus les autrichiens menés par l'archiduc Léopold de Habsbourg.
Principaux sites
Ce que vous devez voir à Wolfenbüttel:
La Bibliothèque du duc Auguste (1887) avec le livre le plus cher au monde: l'évangéliaire duc Henri le Lion (1188) et plus de 900.000 volumes
LeChâteau des Welfes - à colombage - ancienne résidence des ducs Brunswick-Wolfenbüttel (de 1432 à 1757) - musée avec appartements princiers
La Maison de Lessing - musée sur sa vie et son oeuvre
L'Arsenal (1618) édifice fin renaissance, pignons traversiers
La Petite Venise, charmant quartier au bord de l'eau
Les Ruelles bordées de maisons à pans de bois de style assez sobre
Le Marché avec hôtel de ville renaissance (1600), monument en l'honneur du duc Auguste le Jeune (1579-1666), belles maisons XVIIe.
Le Temple Notre-Dame - Hauptkirche (1608) mélange de styles gothique, renaissance et baroque. Bel aménagement intérieur
l' Eglise de la Trinité - baroque (1719) construite sur l'emplacement d'une porte d'entrée de la ville (porte de l'empereur)

30 avril 2008

Eric Besson chahuté par les socialistes à l'Assemblée

Le secrétaire d'Etat à la prospective, ex-socialiste, Président des Progressistes, s'est fait chahuter aujourd'hui par les députés PS qui l'ont taxé de «traître». à l'Assemblée cette après-midi, comme le rapporte Libération.fr.
Dès le début de son intervention, Eric Besson, secrétaire d'Etat à la prospective, s'est fait malmener. Interrogé à l'occasion de la séance des questions au gouvernement, l'ex-socialiste devait répondre au député UMP Gérard Millet sur son projet France 2025. Mais ses propos ont rapidement été couverts par les députés socialistes qui l'interpellaient en criant «traître» ou «félon».
Le bruit a redoublé lorsqu'Eric Besson, citant Tony Blair, a déclaré: «La mondialisation est une chance pour les pays en mouvement, un risque pour les pays immobiles.» Le président de l'assemblée nationale, Bernard Accoyer, a dû intervenir à plusieurs reprises, sans succès.
Pour Eric Besson, pas de doute, c'est François Hollande qui était à l'origine du mouvement et il s'en est prit au premier secrétaire du PS l'accusant d'avoir demandé aux socialistes de réagir. Invité dimanche sur Canal+, Eric Besson avait en effet dénoncé le bilan du socialiste: «Il a hérité du PS et va rendre la SFIO.»
Il n'en fallait pas plus aux députés socialistes pour quitter l'hémicycle. Arnaud Montebourg et Aurélie Filipetti, porte-parole du groupe, sont partis en faisant des gestes de dégoût. Christian Paul s'est approché du banc du gouvernement pour lancer: «On n'a pas de leçons à recevoir d'un traître.»
Eric Besson était quasiment inaudible mais il a continué ses critiques à l'encontre de son ancien parti. «Vous venez, mes chers ex-camarades, de décider, 40 ans après les Allemands, de découvrir l'économie sociale de marché», a t-il ironisé, avant de conclure en parlant des socialistes: «A ce rythme là, dans 25 ans, ils vont accepter la prospective et la stratégie, c'est le rythme actuel du parti.»

29 avril 2008

Rénovation du PS? «Le PS condamné à de petits replâtrages»

Professeur de science politique à l’université de Reims, auteur, avec Frédéric Sawicki, de la Société des socialistes (Editions du Croquant), Rémi Lefebvre livre son diagnostic sur la rénovation du PS à David Revault d'Allonnes pour le quotidien Libération.
Libération: Dans l’épais brouillard qui entoure aujourd’hui la préparation du congrès, quels scénarios se dégagent ?
Rémi Lefèvre: Rarement congrès, dans l’histoire du PS, aura été aussi incertain, avec des lignes de force aussi changeantes. Trois intrigues sont possibles. Un duel frontal entre Delanoë et Royal, une opposition entre cette dernière et des «reconstructeurs», groupe aux frontières aujourd’hui très floues, ou encore une configuration plus classique, comme à Dijon ou au Mans, avec confrontation entre gauche et droite du parti. Avec un risque commun à tous ces scénarios : qu’il n’y ait, à l’arrivée, aucune clarification idéologique.
Libé: Pourquoi une telle incertitude ?
RL: C’est le signe d’un parti qui n’est plus structuré par des loyautés idéologiques durables. Les courants sont devenus des coteries instables. Les identités y sont fluides, et les reclassements permanents. A part, peut-être, à la gauche du parti. Encore faudrait-il que celle-ci dépasse une certaine culture de la division et de la balkanisation idéologique. Car, au fond, qu’est ce qui distingue Marie-Noëlle Lieneman, Jean-Luc Mélenchon ou Benoît Hamon ?

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