Pendant qu'ils aboient, nous travaillons!
Le site internet de Libération a publié un compte-rendu du chahut que le groupe socialiste a provoqué à l'Assemblée Nationale contre l'intervention d'Eric Besson qui répondait à une question d'un parlementaire, dans le cadre des questions orales au Gouvernement.
J'ai réagi ce matin dans le débat en proposant à Libération l'opinion suivante:
Lamentable attitude de la part des députés socialistes, instrumentalisés par un Premier secrétaire qui ne supporte pas la critique politique formulée par Eric Besson.
Pour avoir quitté le PS et soutenu Nicolas Sarkozy, je travaille avec Eric Besson au sein des Progressistes, j'ai connu ce comportement de ceux qui se parant de certitudes, n'ont que l'insulte et l'anathème à la bouche.
Ils recommencent comme après les élections européennes de 2004 que le PS avait largement gagnées: la morgue, la suffisance mais...pas de projets ni de réponses aux difficultés du pays et d'abord des salariés.
Résultat, 2007!
Comme l'analysent aujourd'hui bon nombre de commentateurs, le PS ne se met pas au niveau des questions qu'il doit résoudre. Ce n'est pas en apportant avec 40 ans de retard, des réponses à la situation économique et sociale des 30 glorieuses, qu'on répond aux défis internationaux et nationaux de la globalisation du 21 ème siècle.
Pendant qu'ils aboient, nous travaillons!

Mr FAJNZYLBERG,
Vous êtes froissé par la joute verbale qui a eu lieu entre Mr BESSON et les parlementaires PS. On pourrait comprendre cela venant d'un néophyte qui assisterait à sa première séance hebdomadaire des questions au gouvernement.
Désolée de faire apparaitre votre feint courroux pour la réelle manipulation politicienne qu'elle est. En effet inutile de vous rappeler, je pense, que ces escarmouches sont monnaie courante à l'assemblée. Il est ridicule de faire passer Mr BESSON pour une malheureuse victime de ces anciens amis comme il est risible de les faire passer pour "d'odieux" socialistes pour justifier votre déloyauté. Même si son égo, et le votre, ont du en souffrir, je pense qu'il ne sera pas le dernier ministre à subir cela et qu'un vieux routier de la politique comme vous devrait relativiser de telles péripéties...
Et puis, c'est comique de lire vos critiques sans nuance envers le PS : "paré de certitudes, morgue, suffisance, absence de projet..."
Méfiez-vous, Monsieur, de ne pas attribuer aux autres des défauts que vous pourriez "éventuellement" avoir car relisez vos déclarations et celles de vos nouveaux amis du style : "nous sommes la réforme, avant nous 30 ans d'immobilisme, nous sommes le progrès et la modernité en opposition à l'archaïsme du PS, notre politique n'a aucune alternative crédible..." et je passe les pires caricatures. Si vous ne retrouvez pas des certitudes voir de la suffisance ou de la morgue dans votre refrain lancinant et celui de vos amis alors je crains que les français ne vous laissent dans vos croyances, qu'ils vous abandonnent à votre pensée unique et qu'ils vous délaissent encore plus lors des prochaines échéances.
Méditez ce qu'il arrive ces temps-ci à vos modèles, les travaillistes anglais qui pensaient à tort occuper à eux seuls le paysage politique anglais et être le symbole de la modernité... Les salariés anglais les ont fait cruellement redescendre sur terre et à leurs difficultés!!
Rédigé par: Laure Nytse | le 07 mai 2008 à 11h03
Voilà qui est parlé !!
Rédigé par: esther | le 02 mai 2008 à 20h15