Sèvres: Une station d’epuration provisoire pour preserver la Seine
Dans Le Parisien d''hier, Roberto Cristofoli rend compte de la mise en place de ces moyens nouveaux.
Mettre en place une station d'épuration provi- soire plutôt que de rejeter le contenu des égouts dans la Seine le temps de travaux de curage, c'est l'option retenue par le Syndicat interdépartemental pour l'assainissement de l'agglomération parisienne (Siaap) pendant cinq mois, le temps de nettoyer un tronçon d'égout de 6,5 km entre Issy-les-Moulineaux et Saint-Cloud. Une première en France.
« Compte tenu de notre engagement en faveur de l'environnement, nous avons préféré mettre en place une station d'épuration provisoire à la hauteur du pont de Sèvres plutôt que de rejeter les eaux usées dans le fleuve », révèle Daniel Duminy, directeur général du Siaap.
Pour nettoyer la conduite de 3,75 m de diamètre, le Siaap a dépensé présde 2 Meursdont 460 000euros pour la mise en place de cette station d'épuration capable de traiter les eaux usées d'une ville de 3 000 habitants. En utilisant pour l'occasion un engin unique au monde, que les professionnels appellent « émissaire », spécialement fabriqué pour le curage de cette conduite : « La cureuse que nous utilisons est un prototype qui racle le sol avec une lame dont le diamètre est adaptable à la zone à curer, explique Daniel Duminy.
Jusqu’a 60 m de profondeur
Le conducteur est, quant à lui, enfermé dans une cabine à air confiné car il existe des risques mortels avec
les poches de gaz. Quant aux résidus, ils sont remontés à la surface par les puits de travail. »
Car les égouts qui sont visés par ces travaux de curage sont à une profondeur qui varie de 7,8 m à 60 m suivant la nature du terrain. Les travaux servent aussi à vérifier l'état de la canalisation. « Il ne faut pas que
l'émissaire perde de son étanchéité, sinon les eaux usées vont se perdre dans le sol où il récupère les eaux du sous-sol, ce qui réduit d'autant la capacité de notre usine de traitement d'Achères, explique Daniel Duminy.
D'où l'intérêt de nettoyer et d'inspecter ces 6,5 km d'égout construits dans les années 1930-1950 en béton et en meulière pour certaines sections. » La quasi-totalité des résidus, qui peut représenter un sixième du débit potentiel, doit être évacuée pour deux raisons : d'une part, les égouts risquent de déborder en cas d'orage violent, ce qui est relativement fréquent en région parisienne, de l'autre, c'est un merveilleux logis pour les moustiques, avec les risques de contamination que cela représente.

Monsieur Fajnzylberg, Bonjour,
Pour information et pour ceux qui s'intéressent au SIAAP, son directeur vient de lancer son blog : http://www.seineavaldemain.siaap.fr/blog/
Rédigé par: alexandre | le 15 juillet 2008 à 16h15