Ce matin dans le Parisien, Roberto Cristofoli rend compte de la campagne des municipales à Ville d'Avray qui succéde à la perte du canton par son maire lors des récentes élections de 2006.
Bataille presque en famille à Ville-d'Avray. Depuis le début de la campagne électorale, Denis Badré, maire sortant MoDem, est attaqué tous azimuts par son premier adjoint UMP François de Chaumont, qui l'accuse de tenter de dissimuler son appartenance au parti de François Bayrou : « C'est ma famille politique de toujours, mais j'ai refusé l'investiture de mon parti, je me suis mis en congé de ce parti et je conduis une liste qui rassemble des personnes de toutes sensibilités, précise le maire sortant. Nous n'avons qu'une préoccupation : l'intérêt des habitants de Ville-d'Avray. »
« Le maire décide seul, la ville ne bouge pas »
Et Denis Badré de railler l'attitude de son concurrent : « Il sest gardé de démissionner et a voté toutes les délibérations du mandat qui s'achève. Il ne peut en être que solidaire. Et, de surcroît, il a le même programme que moi, et pour cause. » Et il est un thème de campagne de son premier adjoint que Denis Badré ne digère pas, c'est l'affirmation selon laquelle la présence d'un maire UMP à Ville-d'Avray permettrait de drainer plus de subventions, notamment du département : « Je trouve ce clientélisme choquant. C'est une curieuse conception de la République, une et indivisible, d'autant que nous avons toujours obtenu les subventions que nous avons sollicitées, du département comme de la région. »
Précisément, son premier adjoint François de Chaumont réfute l'idée de vouloir être calife à la place du calife. « Ce n'est pas du tout le but poursuivi, simplement nous sommes sept élus UMP au conseil municipal et nous ne sommes pas entendus, le maire décide seul, la ville ne bouge pas. » Il écarte aussi l'idée qu'il se présenterait pour « punir » Denis Badré de son soutien à François Bayrou, donc de s'opposer à la toute-puissante UMP dans le département de Nicolas Sarkozy. « Il y a quand même 30 listes MoDem sur 36 communes dans les Hauts-de-Seine, et notre liste est soutenue, outre l'UMP, par le PR et le CNI », affirme François de Chaumont.
Candidate socialiste, Caroline Gauvain regarde ces querelles d'ex-amis d'un oeil un peu désabusé : « On les regarde faire et on expose notre projet qui est bien accueilli dans la population. » Et elle tente de ramener la campagne à des choses concrètes, notamment en réclamant la mise en place d'un plan local d'urbanisme.
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