Aux Etats-Unis, une cour d'appel fédérale annule la condamnation à mort de Mumia Abu-Jamal
Condamné pour le meurtre d'un policier en 1981, l'ancien militant des «black panthers» a toujours clamé son innocence et j'ai toujours douté, personnellement de sa culpabilité. Nouvelle affaire Rosemberg, nouvelle affaire Angela Davis, l'histoire politique des Etats-Unis a été marquée par des erreurs judiciaires. Je me félicite de cette bonne nouvelle partielle mais qui préserve l'essentiel, la vie de Mumia Abu-Jamal.
Une cour d'appel fédérale américaine a annulé jeudi la condamnation à mort de Mumia Abu-Jamal, figure de la lutte internationale contre la peine capitale, tout en confirmant sa condamnation dans le meurtre d'un policier survenu en 1981.
Par 2 voix contre 1, la cour d'appel de Philadelphie a refusé la demande en annulation de sa peine formulée par Mumia Abu-Jamal, un ancien journaliste radio et militant des "black panthers" aujourd'hui âgé de 53 ans, qui clame son innocence et souhaite un nouveau procès. Mais la décision de la cour implique que l'accusation doit se présenter une nouvelle fois devant un jury pour obtenir une condamnation à mort. Sinon la peine sera automatiquement commuée en réclusion criminelle à perpétuité.
Les juges ont en effet estimé que lors du procès de 1982, les instructions données aux jurés ont pu leur faire croire qu'ils devaient s'accorder à l'unanimité sur des circonstances atténuantes pouvant épargner au condamné la peine capitale, alors que la procédure est en fait moins restrictive.
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