Municipales à Sèvres: FKM doit faire face à trois listes.
Dans le cadre du passage en revue des 36 communes de notre département, Roberto Cristofoli écrit dans Le Parisien, aujourd'hui que Maire depuis 1995, François Kosciusko-Morizet, candidat de l’UMP, aborde un premier tour en demi-teinte dans cette commune détenue naguère par la gauche.
Confortablement élu dès le premier tour avec 58 % des voix en 2001 face à une liste unique à gauche, il devra affronter cette fois-ci trois listes pour espérer briguer son troisième mandat.
Une liste centriste, une écologiste et une liste socialiste. Il ne devrait donc logiquement pas faire, cette fois-ci, l’économie d’un second tour.
A 68 ans en août prochain, celui dont la fille, Nathalie, est devenue secrétaire d’Etat du gouvernement Fillon et se présente elle-même aux élections municipales à Longjumeau (Essonne), affirme pour sa part se retrouver briguer un troisième mandat « face à trois listes de gauche » affirme-t-il.
Son concurrent MoDem, Pascal Giafferi, apprécie : « La vérité c’est que les Sévriens sont las de lui. La nouvelle tête, c’est moi » prétend-il.
« Les Verts, eux au moins, font une campagne claire »
Mais c’est le socialiste Jacques Blandin qui polarise la colère de celui que l’on surnomme FKM à Sèvres. « C’est un menteur, il prétend que les caisses de la ville sont vides alors que nous avons 4 millions d’euros en bons à terme au Crédit agricole », assure le maire sortant. «Mais alors, pourquoi refuse-t-il de nous donner les documents financiers que nous sollicitons, si la situation est aussi bonne qu’il le dit ? », rétorque Jacques Blandin.
Seul le candidat des Verts, Luc Blanchard, semble trouver grâce aux yeux de FKM : « Eux au moins, ils font une campagne claire même si nous ne sommes pas d’accord avec ce qu’ils proposent. » Pour autant, Luc Blanchard prend le compliment avec distance et se sent apparemment plus proche du PS : « Je crois à une fusion des listes au second tour et je pense que Jacques Blandin est écolocompatible. »
Autrement dit, il ne manquera pas de se ranger à ses côtés si, comme c’est largement prévisible, il arrive derrière la liste socialiste au premier tour.
Quant à l’attitude du MoDem, son leader dit que rien n’est figé. « Nous sommes là pour prendre date considère Pascal Giafferi, nous annoncerons après le premier tour notre décision pour le second. »
Reste un point d’interrogation : le fait d’être le père d’une secrétaire d’Etat proche de Nicolas Sarkozy jouera-t-il en faveur ou en défaveur de François Kosciusko-Morizet ? Réponse le 9 mars.
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