Mini-tempête politique dites vous? Je confirme le choix de mon adhésion, autour de Nicolas Sarkozy, à la majorité présidentielle.
Interpellé à plusieurs reprises par des concitoyens qui me demandent ce que je pense de la chute actuelle de Nicolas Sarkozy dans les enquètes d'opinion, j'avais envie de vous faire part de mon opinion, un an après ma prise de position publique en faveur de son élection comme Président de la République.
Les journalistes et les commentateurs insistent sur cet aspect mais oublient de noter les bons résultats attribués à François Fillon. c'est donc dire que les françaises et les français apprécient le cap de la politique menée, ses décisions et leur mise en oeuvre. Sinon comment expliquer ces tendances politiques de fond?
Ma première observation tient au fait que l'élection de Nicolas Sarkozy a entrainé de nombreuses ruptures dans le ronron d'une précédente génération de responsables politiques de gauche comme de droite et qui s'est concrétisée par un immobilisme. Il l'avait annoncé, les Français le souhaitaient, mais ils sont un peu destabilisé par sa mise en oeuvre: ouverture politique, prise de risque maximale par le Président, travail en couple executif avec le Premier Ministre qui n'est plus le "fusible" mais un coordonnateur d'une mise en oeuvre des orientations présidentielles.
Le mandat de cinq ans, la concommitence des présidentielles et des législatives, l'inversion du calendrier qui place la présidentielle en curseur, tout cela, soutenu par Lionel Jospin en son temps, modifie bien des choses, et je crois que c'est inéluctable.
Ma seconde observation tient au fait que le Président travaille dans le cadre d'un cycle politique nouveau, celui du quinquenat, qui impose que les réformes soient initiées rapidement pour prendre leurs effets dans le cadre de la durée du mandat, d'autant que l'on a pu constater que le dernière année de mandat est peu propice à des initiatives nouvelles.
A la lecture d'une enquète d'opinion publiée ce matin par Le Parisien, je constate que 66% estiment que le Président sait prendre des décisions difficiles, que 65% estiment q'il dispose d'une stature internationale et 63% le trouvent sympatique.
Il reste à concrétiser les chantiers des réformes engagées dans un climat économique mondial marqué par les turbulences bancaires et en France par le scandale de la Société Générale. Il faut du temps pour que les réformes trouvent leur plein effet et surtout poursuivre dans la voie engagée. C'est au milieu du gué que les turbulences sont les plus fortes. Raison de plus pour aller de l'avant.
"On n'a pas besoin des sondages pour savoir que les Français sont impatients, et qu'ils sont inquiets de voir que notre pays aborde la mondialisation avec beaucoup de handicaps", a déclaré le Premier ministre récemment. Nous sommes derrière le Président de la République, parce que c'est lui qui porte la légitimité pour faire les réformes, c'est lui qui a la volonté et la détermination pour briser le mur des conservatismes. C'est sans doute pour cela qu'il suscite autant d'attaques, dont certaines, je dois le dire, sont tout à fait insupportables, et n'ont rien à voir avec l'éthique de la vie politique.
Ma troisième observation constate qu'au sein de la majorité présidentielle des courants contradictoires ont toujours existé. Certains n'ont apporté leur soutien à Nicolas Sarkozy, que du bout des lèvres ou par opportunisme politique pour sauver un mandat de Député ou de Maire. Ce sont les mêmes qui tenteront de se démarquer à chaque fois que le vent soufflera. Il est même un récent Premier Ministre haineux qui prétend incarner une "vigilance républicaine" contre quoi? Tout ceci est pitoyable.
Quatrième observation, c'est celle d'être plus exigeants envers nous même dans l'effort de travail de dialogue avec nos concitoyens, que doivent mener les diverses composantes de la Majorité Présidentielle.
C'est la raison de mon engagement, au sein des Progressistes, avec Eric Besson, qui a engagé un enorme chantier, à la demande du Premier Ministre, concernant l'avenir à moyen terme de notre pays et qui a engagé au plan politique un travail de constitution d'une force politique de Centre Gauche dont notre pays a besoin pour concilier les impératifs économiques et sociaux, les exigences éthiques et l'efficacité, le réalisme et le rêve d'une société ou il fera bon vivre.
Pour tout cela, je persiste et je signe.
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