Législative partielle Chatillon-Clamart-Fontenay et Le Plessis, un second tour dans un mouchoir.
L'UMP en tête dans le 92,
Comme un avant-goût des municipales. Les premiers tours de deux législatives partielles, qui se sont déroulés dimanche en Eure-et-Loir et dans les Hauts-de-Seine, ont réservé une bonne surprise aux candidats UMP dans la 12e circonscription des Hauts-de-Seine. Jean-Pierre Schosteck, maire de Châtillon, a repris le flambeau UMP après l'invalidation et l'inéligibilité qui a frappé Philippe Pemezec. Le candidat UMP est arrivé en tête dimanche soir avec 44,55 % des voix contre 37,44 % pour son rival socialiste Philippe Kaltenbach, maire de Clamart, déjà en lice au printemps 2007.
Dimanche, les électeurs de la circonscription ont donné un net avantage à Jean-Pierre Schosteck, l'ex-suppléant de Philippe Pemezec. Avec un écart de 2355 voix, le candidat UMP est en ballottage favorable dans cette circonscription des Hauts-de-Seine, l'ancien fief électoral de Nicolas Sarkozy.
Mais Philippe Kaltenbach aura droit comme prévu à sa revanche dimanche prochain. Le maire PS de Clamart affrontera son adversaire UMP, Jean-Pierre Schosteck, maire de Châtillon, pour un duel qui se révèle serré. Avec 44,6 % des voix contre 37,4 à son principal adversaire, le candidat UMP, maire de Châtillon est arrivé largement en tête de ce premier tour de scrutin législatif partiel sur la 12e circonscription
du département.
Les habitants de quatre communes (Clamart, Châtillon, Fontenay-aux-Roses, Le Plessis-Robinson) étaient appelés à voter. Cette élection partielle avait été provoquée par la décision du Conseil constitutionnel de rendre caduque le résultat du scrutin précédent de juin 2007.
Faisant suite à la requête déposée par le candidat socialiste Philippe Kaltenbach, l'assemblée délibérante
reprochait à Philippe Pémezec, maire du Plessis-Robinson et élu avec 3 000 voix d'avance au Palais-Bourbon, d'avoir installé sa permanence électorale sur le domaine public de sa ville sans payer de
redevance en contrepartie et de ne pas avoir inscrit dans ses comptes de campagne les dépenses engagées
pour la publication et la promotion d'un livre sur son action.
En plus d'avoir perdu son siège de député, Philippe Pémezec s'est vu frappé d'une interdiction de se représenter à l'élection législative durant un an. C'est donc son suppléant de l'époque, Jean-Pierre Schosteck, qui a repris le flambeau de la candidature UMP hier.
Hier soir, chacun affirmait avoir remporté le premier round de ce match retour. « Je suis satisfait. J'arrive largement en tête malgré une campagne assez calomnieuse », expliquait hier, à chaud, le candidat UMP, jugeant le taux de participation satisfaisant malgré tout. « Je pensais qu'il serait encore plus bas, souligne Jean-Pierre Schosteck. La législative partielle qui s'est tenue récemment dans le Val-d'Oise pour remplacer Strauss-Kahn a connu un taux d'abstention beaucoup plus fort. »
Bien qu'arrivé en deuxième position, Philippe Kaltenbach (PS), maire de Clamart, affichait lui aussi un large sourire. Son score a en effet progressé de 7 points par rapport à celui de juin 2007 puisqu'il passe de 30 % à 37,4 %. « Il y a eu une participation exceptionnelle à Clamart pour une partielle avec 42,2 %, cela montre que les électeurs clamartois se sont mobilisés », sest félicité le candidat des socialistes et des Verts.
Cette analyse est un peu courte car, contrairement au mois de juin, il n'y avait pas cette fois de candidat des Verts- 3,9% en juin- et à Clamart, le Maire est talonné par l'Ump, ce qui n'est pas bon signe pour les municipales.
« C'est bien de râler, mais c'est mieux de voter » Chacun des deux candidats restant en lice pour le second tour de dimanche prochain affirme que son adversaire a fait le plein de ses voix. Restera à mobiliser, dans chaque camp, contre l'abstention, le pire ennemi de ces scrutins partiels. Pascal Buchet, maire de Fontenay-aux-Roses et premier fédéral de la fédération socialiste des Hauts-de-Seine, déclarait hier soir : « Il y a des bureaux de gauche où il n'y a pas eu assez de mobilisation, comme aux Blagis. C'est bien de râler et de manifester, mais c'est mieux de voter. Ce sera notre message pour le deuxième tour. On va donner un signal fort dans les Hauts-de-Seine qui montrera que c'est la fin de l'état de grâce du président de la République. » De son côté, Jean-Pierre Schosteck affirmait : « L'objectif de ce second tour : c'est la mobilisation. De manière à avoir un résultat plus net encore. »
Le vote des électeurs du MoDem sera aussi déterminant, même si le score de leur candidat s'est légèrement tassé depuis juin. Contrairement au PC et à la LCR qui appellent à voter contre le candidat UMP, le MoDem n'a donné aucune consigne de vote hier soir : « Les électeurs auront à choisir entre les deux en leur âme et conscience et on leur fait confiance. »

Commentaires