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31 janvier 2008

Réunis à la Sorbonne, les Progressistes, au coeur de l'actualité.

Dans une interview à Libération, Eric Besson jure que le calendrier n’a rien à voir avec les municipales. Et que son objectif n’est en rien d’irriter un peu plus ses anciens camarades socialistes. Toujours est-il que le secrétaire d’Etat à la Prospective et à l’Evaluation des politiques publiques organise aujourd’hui à la Sorbonne un colloque sur la voie progressiste, véritable lancement de son club les Progressistes. Parmi ses invités, le ministre brésilien de la Prospective Roberto Mangabeira Unger, l’anglais et théoricien de la troisième voie Anthony Giddens, ou encore Claude Allègre, toujours très courtisé par Nicolas Sarkozy. Mais surtout Tony Blair, l’ex-Premier ministre travailliste britannique, qui sera donc une nouvelle fois à Paris, après sa visite au conseil national de l’UMP le 12 janvier. François Fillon participera au raout. Nicolas Sarkozy devrait, lui, recevoir tout ce monde le soir à l’Elysée.

Mondialisation et progrès, lutte contre les inégalités, rôle de l’Etat, c’est un colloque du PS que vous organisez ! Par où passe votre «voie progressiste» ?
Je crois qu’un mouvement mondial est en train de naître sur la nécessité de réguler la mondialisation. La mondialisation existe, c’est une opportunité. Mais je constate en même temps qu’elle ne peut pas être livrée à elle-même. Le progressisme n’est ni un protectionnisme ni un libre-échangisme béat qui pense que le commerce peut tout régler. Car le capitalisme mondialisé est un fleuve impétueux, source de création de richesses, mais qui a besoin d’être canalisé pour ne pas emporter sur son passage les digues sur les questions sociales, le rôle de l’Etat, les inégalités.
Prenons le rôle de l’Etat par exemple…
Il faut passer d’un Etat stratège à un Etat prévoyance, régulateur, certainement pas un Etat providence. La question qui compte à la fin, c’est la satisfaction de l’usager, et à quel prix pour la collectivité. Je pense que pour y arriver, il faut développer les partenariats entre public et privé, un domaine où les Anglais sont à la pointe.
Supprimer des fonctionnaires dans l’éducation, c’est progressiste ?
Ce qui est progressiste, c’est d’adapter l’Etat, faire en sorte que les fonctionnaires soient mieux utilisés, mieux rémunérés et que la dépense publique baisse, car elle est objectivement trop importante.
Le progressisme en banlieues, avec des dépenses publiques qu’il faut baisser, ça donne quoi ?
Donner à chacun les outils pour maîtriser son destin s’applique particulièrement bien à la banlieue. Je pense qu’il faut y faire un vrai effort d’insertion et d’individualisation des aides. Il y a surtout besoin d’augmenter le nombre de logements sociaux en France. C’est une nécessité absolue.


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29 janvier 2008

Belle manifestation d'amitié au Club Olympique de Sèvres COS

Vendredi dernier 25 janvier la traditionnelle soirée du COS au cours de laquelle son président, Vincent Lherm, présente les voeux des sportifs de la commune aux personnalités locales, aux sponsors du club, aux éducateurs, aux animateurs des sections et des clubs amis, aux sportifs de la commune a rassemblé du beau monde dans une atmosphère chaleureuse.
A cette occasion Vincent a souhaité placer la soirée sous le signe d'un hommage appuyé à la mémoire de Jean Gabriel Boucherie, ancien trésorier général du club.
Voici le très riche discours de Vincent Lherm auquel a répondu l'intervention de FKM, Maire de Sèvres, avant que ce drenier remette les médailles de la Jeunesse et des Sports à quelques sportifs et dirigeants méritants.

Monsieur le Maire, Mesdames et messieurs les élus, mesdames et messieurs les présidents, chers amis,
Si j’ai le plaisir , avec le comité directeur du club, de vous accueillir comme chaque année ce soir pour vous présenter nos Vœux, vous comprendrez que notre plaisir soit très assombri et nos Vœux bien attristés. Vous n’êtes pas sans savoir que nous avons perdu il y a un mois, notre ami et trésorier général Jean Gabriel Boucherie, surnommé Gabi par tous. Frappé en pleine action au cours d’un entrainement de volley ball, en pleine force de l’age à 36 ans, il nous a quitté si brutalement et dans des conditions si dramatiques que nous en sommes encore bouleversés. Au moins avons-nous la seule consolation de nous dire qu’il est parti pendant une activité qui constituait un grand plaisir pour lui, au milieu de son équipe féminine qu’il aimait tant entraîner. Alors , après la perte du Président Christian Robert, il y a deux ans, vous comprendrez que notre club accuse le coup en ce moment et reste sans voix et tout simplement, triste. Le tribut au destin est lourd à payer parfois, et parait si injuste .Le club pleure depuis un mois la perte de l’un des meilleurs de ses membres, comme pleure sa famille, ses amis.
Car notre cher Gabi, était la personnification même du club qui est le nôtre. Bénévole dans l’âme, dévoué au point de ne pas compter son temps, convivial et fédérateur,tout le CO Sèvres résumé en une personne qui l’incarnait très bien. Il a donné plus de 15 ans de sa vie à son sport, le volley ball, en jouant, accompagnant, dirigeant , entrainant puis au club en en devenant le Trésorier général. Il était de ces très rares personnes qui font tout dans un club, sur qui tout s’appuie, sur qui tout se fonde et se construit. Il a grandement contribué à l’essor du volley ball puis a assumé la lourde et si ingrate tâche de la Trésorerie Générale. Bref, un grand bénévole, qui aimait le sport, et ses valeurs, la convivialité , les fêtes, les copains du club et les moments de partage dont les sportifs connaissent les instants privilégiés qu’il procure.
Un homme qui a servi le sport au quotidien, sans faire de bruit, comme des milliers qui font vivre le sport sur le terrain, partout.
Alors ce soir, lui qui organisait d’habitude ce rendez vous, il nous manque et nous pensons très fort à lui. Avec le Comité Directeur, nous nous sommes bien évidemment interrogés pour savoir si nous devions annuler ce rassemblement de ce soir. Mais , lui qui aimait des moments comme ce soir, de rassemblement, de convivialité, il aurait été le premier à vouloir qu’il ait lieu quand même. Et parce que il aimait la fête et les moments conviviaux, nous avons décidé de maintenir nos Voeux en sa mémoire, de boire un verre à son honneur, de parler , d’échanger : tout ce qu’il aimait.
Alors bien sur, ce soir, tout parait dérisoire à côté de cette perte et je n’ai pas le cœur à évoquer longtemps d’autres sujets tant tout semble accessoire à côté de ce décès brutal dont le seul mérite, vraiment le seul, est de nous faire encore mieux prendre conscience combien la santé est notre bien le plus cher et la vie si précieuse.

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Deux jours encore pour vous inscrire au colloque sur La Voie Progressiste

Ce sera un évènement, à n'en pas douter. Une de ces manifestations qui germent dans la tête de ses organisateurs, et en premier lieu de Eric Besson, Secrétaire d'Etat dans le gouvernement de François Fillon et leader des Progressistes qui rassemble des femmes et des hommes de gauche au sein de la Majorité Présidentielle.
Et puis l'alchimie prend et de nombreux intervenants affluent de France, d'Europe et de tous les pays où les questions se posent parfois de manière différente mais au fond identique: Comment répondre aux défis de la justice, de la croissance et apporter une réponse progressiste aux défis de notre société.
J'ai le sentiment à deux jours de sa tenue que cette manifestation sera marquante. Je vous invite à y assister en vous inscrivant préalablement.
Jugez du programme: La Voie Progressiste " le 31 janvier
Les-Débats-Progressistes organisent leur nouveau colloque le 31 janvier à la Sorbonne, à Paris.
En présence d'intervenants internationaux ils aborderont durant une journée :
Avec la participation de Tony Blair
Trois tables-rondes rassembleront des politiques, des experts et des intellectuels
Amphithéâtre Richelieu - Université Paris I Sorbonne - 17, rue de la Sorbonne - 75005 Paris
Métro Saint -Michel ou Odéon - RER ligne B ou C [ SE MUNIR D'UNE PIECE D'IDENTITE ]
8.30-- Accueil
9.00-- Ouverture par Eric BESSON, Président de " les-progressistes.fr ",
Secrétaire d'Etat à la Prospective et à l'Evaluation des politiques publiques
9.30 - 11.00 --- Table Ronde I : " Mondialisation et Progrès"
_Président : Roberto Mangabeira UNGER, Ministre de la Stratégie du Brésil
Sylvie BRUNEL, professeur des Universités en Géographie du développement
Jean-Paul NGOUPANDE, ancien Premier ministre de la République Centrafricaine
Lionel ZINSOU, conseiller du Président de la République du Bénin
Jean-Marie BOCKEL, Secrétaire d'État auprès du ministre des Affaires étrangères et européennes, chargé de la Coopération et de la Francophonie
Anthony GIDDENS, sociologue britannique, membre de la Chambre des Lords ancien directeur de la London School of Economics
Modérateur: Jacques Soppelsa, professeur des Universités à Paris I -Sorbonne, président du Comité scientifique des Progressistes.
11.15 - 12.45 --- Table Ronde II : " Quels outils pour lutter contre les inégalités?"
Président : Thomas MULCAIR, député au Parlement Canadien
Saïd SADI, Président du RCD (Rassemblement pour la Culture et la Démocratie), député d'Alger
Patricia HEWITT, députée britannique, ancienne Ministre de la Santé du Royaume-Uni
Michal BONI , Secrétaire d'Etat à la chancellerie du Premier ministre de Pologne
Claude ALLEGRE, professeur des Universités, ancien Ministre
Modérateur: Laura Kwiatowski, membre du bureau des Progressistes
13.00- 15.00 --- Déjeuner libre
15.00 - 16-30 --- Table Ronde III : " Le rôle de l'Etat "
Président : Andrew ADONIS, Secrétaire d'Etat à l'Education du Royaume-Uni
Antonio POLITO, Sénateur italien, fondateur du quotidien "Il Riformista"
Fyodor LUKYANOV, politologue russe, rédacteur en chef du magazine Global Affairs
Yuli TAMIR, Ministre de l'Education d'Israël
Carlos MULAS-GRANADOS, économiste espagnol, professeur à l'Université Complutense de Madrid
Jean-Paul FITOUSSI, économiste, Professeur à l'Institut d'Etudes Politiques de Paris, Président de l'OFCE
Modérateur: Brice Couturier, journaliste
17.00-19.00 --- Séance de clôture en présence de Tony BLAIR, ancien Premier ministre du Royaume-Uni
PARTICIPATION SUR INVITATION // RESERVATION OBLIGATOIRE
Merci de bien vouloir préciser si vous souhaitez assister à toutes les sessions ou seulement à certaines
[ Indiquez lesquelles : Table ronde I , II , III , séance de clôture ]

28 janvier 2008

Législative partielle Chatillon-Clamart-Fontenay et Le Plessis, un second tour dans un mouchoir.

L'UMP en tête dans le 92,
Comme un avant-goût des municipales. Les premiers tours de deux législatives partielles, qui se sont déroulés dimanche en Eure-et-Loir et dans les Hauts-de-Seine, ont réservé une bonne surprise aux candidats UMP dans la 12e circonscription des Hauts-de-Seine. Jean-Pierre Schosteck, maire de Châtillon, a repris le flambeau UMP après l'invalidation et l'inéligibilité qui a frappé Philippe Pemezec. Le candidat UMP est arrivé en tête dimanche soir avec 44,55 % des voix contre 37,44 % pour son rival socialiste Philippe Kaltenbach, maire de Clamart, déjà en lice au printemps 2007.
Dimanche, les électeurs de la circonscription ont donné un net avantage à Jean-Pierre Schosteck, l'ex-suppléant de Philippe Pemezec. Avec un écart de 2355 voix, le candidat UMP est en ballottage favorable dans cette circonscription des Hauts-de-Seine, l'ancien fief électoral de Nicolas Sarkozy.

Mais Philippe Kaltenbach aura droit comme prévu à sa revanche dimanche prochain. Le maire PS de Clamart affrontera son adversaire UMP, Jean-Pierre Schosteck, maire de Châtillon, pour un duel qui se révèle serré. Avec 44,6 % des voix contre 37,4 à son principal adversaire, le candidat UMP, maire de Châtillon est arrivé largement en tête de ce premier tour de scrutin législatif partiel sur la 12e circonscription
du département.
Les habitants de quatre communes (Clamart, Châtillon, Fontenay-aux-Roses, Le Plessis-Robinson) étaient appelés à voter. Cette élection partielle avait été provoquée par la décision du Conseil constitutionnel de rendre caduque le résultat du scrutin précédent de juin 2007.
Faisant suite à la requête déposée par le candidat socialiste Philippe Kaltenbach, l'assemblée délibérante
reprochait à Philippe Pémezec, maire du Plessis-Robinson et élu avec 3 000 voix d'avance au Palais-Bourbon, d'avoir installé sa permanence électorale sur le domaine public de sa ville sans payer de
redevance en contrepartie et de ne pas avoir inscrit dans ses comptes de campagne les dépenses engagées
pour la publication et la promotion d'un livre sur son action.
En plus d'avoir perdu son siège de député, Philippe Pémezec s'est vu frappé d'une interdiction de se représenter à l'élection législative durant un an. C'est donc son suppléant de l'époque, Jean-Pierre Schosteck, qui a repris le flambeau de la candidature UMP hier.
Hier soir, chacun affirmait avoir remporté le premier round de ce match retour. « Je suis satisfait. J'arrive largement en tête malgré une campagne assez calomnieuse », expliquait hier, à chaud, le candidat UMP, jugeant le taux de participation satisfaisant malgré tout. « Je pensais qu'il serait encore plus bas, souligne Jean-Pierre Schosteck. La législative partielle qui s'est tenue récemment dans le Val-d'Oise pour remplacer Strauss-Kahn a connu un taux d'abstention beaucoup plus fort. »


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27 janvier 2008

Législative partielle à Clamart, Chatillon, Fontenay aux Roses et Le Plessis: Premier test pour l'UMP dans les Hauts-de-Seine

Le premier tour de la partielle pour élire le successeur de Philippe Pemezec a lieu aujourd'hui.
«Dimanche, il faut que nous confirmions la victoire de juin pour me venger, pour venger cette humiliation qui nous a été faite.» Philippe Pemezec ne cache ni son amertume ni sa colère. Le 17 juin 2007, le maire UMP du Plessis-Robinson, commune de 25 000 habitants du sud-ouest de Paris, était réélu député de la 12e circonscription des Hauts-de-Seine face au socialiste Philippe Kaltenbach, maire de Clamart. Le 29 novembre, le Conseil constitutionnel annulait le scrutin et déclarait Philippe Pemezec inéligible pour un an. Motifs de cette sentence : l'installation d'une permanence électorale sur le domaine public sans contrepartie d'un loyer et la promotion durant la campagne d'un livre dont il est l'auteur et dont il a reçu 1000 exemplaires gratuits.
Ce dimanche 27 janvier et le 3 février, les électeurs de Clamart, Châtillon, Fontenay-aux-Roses et Le Plessis-Robinson sont donc appelés à élire leur nouveau député. Jean-Pierre Schosteck, maire de Châtillon et ancien sénateur, suppléant de Pemezec aux dernières élections, défendra les couleurs de la majorité dans un combat qu'il aborde avec confiance. «Les gens sont ulcérés de voir qu'on avait gagné et que pour une peccadille leur vote est remis en cause», explique Schosteck, présageant une bonne mobilisation de son électorat. Sa courte campagne, il l'a menée autour d'un slogan, «Résolument dans la réforme», en soutien à la politique du gouvernement.

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Déposition d'Alter Fajnzylberg, mon père, le 15 mai 1945 à Cracovie

A la suite de la diffusion sur Arte d'un document sur les Sonderkommandos, plusieurs personnes m'ont demandé d'en savoir plus sur l'histoire de mon père. En ce jour anniversaire de la libération d'Auschwitz, je vous propose ce document autobiographique lors de sa déposition le 15 mai 1945 à Cracovie, en Pologne..
Je m'appelle Fajnzylber Alter, je suis fils de Chaïm et Sara Kobialkowicz. Je suis né le 23 octobre 1910 à Stoczek, district de Lukow, garçon de métier, j'ai habité à Otwoszk avant mon départ de Pologne, célibataire, sans confession, de nationalité Polonaise. Depuis mon enfance j'ai vécu à Otwoszk avec mes parents et mes nombreux frères et soeurs. En réalité, sans avoir appris aucun métier, mon père, depuis que j'en ai le souvenir, était toujours malade. Il est actuellement décédé, comme ma mère, tous deux morts à Treblinka. J'avais cinq frères et six soeurs.
Je n'ai pas fréquenté l'école, je suis autodidacte et j'ai appris seul à lire et à écrire.
Actuellement, je parle 7 langues, c'est-à-dire polonais, français, yiddish, russe, espagnol, tchèque et allemand.
À l'âge de 15 ans je suis rentré en apprentissage comme menuisier. Arrêté pour la première fois pour trouble par la police en 1926 lors d'une grève organisée par les syndicats et plus spécialement par le syndicat des menuisiers, j'ai été libéré quelques jours plus tard ; l'affaire a été radiée, le plaignant, un particulier, ne s'étant pas présenté à l'audience. J'ai été arrêté de nouveau le 11 mars, accusé d'aider le parti communiste. Cette affaire a été jugée par le tribunal d'instance de Varsovie qui m'avait condamné à un an d'enfermement en forteresse. Une fois sorti de prison, j'ai été condamné pour la troisième fois pour appartenance au parti communiste. Le juge d'instruction m'a donné injonction de me présenter à la police. Avant même la clôture de l'instruction, j'ai été arrêté pour la quatrième fois le 25 avril 1930, pour activité au sein du parti communiste. Cette affaire a été jugée en même temps que la précédente et j'ai été condamné par le tribunal d'instance de Varsovie à une peine de deux ans de prison ferme et déchu de mes droits pendant 10 ans. J'ai effectué cette peine à la prison de Leczyca.
Durant les années qui ont suivi, j'ai été arrêté à de nombreuses reprises pour des raisons politiques mais sans être condamné soit en raison d'amnistie, soit pour d'autres raisons, ce qui fait que j'ai passé en prison cinq ans au total. Après être sorti de cette prison, j'ai travaillé de nouveau comme serveur tout en m'adonnant à mes heures libres, à des activités sociales.
La guerre d'Espagne :
En 1936, au moment de l'éclatement de la guerre civile en Espagne, j'ai commencé mon action de mobilisation pour recruter des gens prêts à partir pour soutenir le gouvernement de Negrin. Début 36, je me suis mis en route pour l'Espagne, en passant par la Tchécoslovaquie, en compagnie de 50 autres camarades. Les trois premières tentatives ayant échoué, je ne suis parti qu'en mai 37, clandestinement et sans papiers, en passant par la Tchécoslovaquie, l'Autriche, la Suisse et la France.
En Espagne, je me suis enrôlé dans la brigade de Jaroslaw Dabrowski, au départ comme simple soldat et ensuite comme délégué politique. C'est en tant que tel que j'ai pris part aux combats au front pendant un an et demi, jusqu'au moment où j'ai été blessé. L'accord conclu par Negrin qui prévoyait de faire évacuer du front tous les combattants internationaux, m'a trouvé à l'hôpital. J'ai de nouveau rejoint le front pour défendre Barcelone qui avait fini par se rendre. Après avoir lutté dans la brigade de Dabrowski, j'ai traversé la frontière Française et déposé les armes.

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26 janvier 2008

La mise en œuvre du rapport Attali montrera la capacité de Sarkozy à incarner la rupture

C'est sous ce titre que Claire Bommelaer, journaliste au service Politique du Figaro à publié son papier dans la rubrique Opinions. elle écrit:
Jacques Attali avait prévenu que son rapport serait sans tabous ni préjugés. Pour preuve, les 43 membres de sa commission ne sont pas tous issus du même moule : on trouve autant « d'experts et d'énarques » que de chefs d'entreprise ou de syndicalistes, des gens marqués à gauche comme à droite. Il y a même quelques personnalités étrangères.
À en croire le nombre de réactions, passionnelles souvent, contradictoires parfois, on comprend que cet épais ouvrage dérange la droite comme la gauche, et fait bouger les lignes politiques.
On pensait que la droite, dans le droit fil du président de la République qui s'est dit d'accord « pour l'essentiel » avec les 316 propositions, apporterait « pour l'essentiel » son soutien aux préconisations d'Attali.
Mais hier, et avant-hier, les sceptiques issus de la majorité se sont fait entendre. À commencer par deux des chefs de file de l'UMP, Jean-François Copé et Jean-Pierre Raffarin. Le premier, patron du groupe UMP à l'Assemblée, a prévenu : « Il n'y aura pas de chèque en blanc » des députés de la majorité. Le second, vice-président de l'UMP, a tout juste mis « la moyenne » à ce rapport, le qualifiant même « d'hémiplégique ».
De son côté, le ministre du Travail, Xavier Bertrand, a reconnu n'être « pas emballé » par la proposition consistant à conditionner les prestations familiales aux revenus des ménages.
« Étouffe-chrétien », « rapport déconnecté du réel » , liste de « recettes libérales classiques » À gauche aussi, on entend, de façon plus attendue certes, un concert de critiques. Mais Ségolène Royal qui a eu le privilège de recevoir le document dès hier soir en mains propres , a donné un coup de pied dans la fourmilière.
L'ancienne candidate à la présidentielle, actuellement en lice pour la direction du PS, a affirmé : « Ce rapport a le mérite d'être là. Il a été fait pour aider la France et moi, je veux aider la France. » Mettant en avant la partie « consensuelle » du rapport, François Hollande, premier secrétaire du PS, a lui affirmé que « certaines propositions mériteraient d'être engagées ».
Outre son côté « décoiffant », le rapport a plusieurs mérites. D'inspiration « sociale libérale », comme le dit lui-même Attali, le rapport a d'abord la vertu d'être presque exhaustif il se conçoit d'ailleurs comme un tout sans craindre de remettre au goût du jour quelques « vieilles lunes ». Aucune des propositions n'est complètement inédite. Toutes, ou presque, ont été envisagées, discutées, mises sur la table à un moment ou un autre. Certaines, dont la mise sous conditions de ressources des allocations familiales, ont même été fugacement appliquées, avant d'être retirées sous la pression de l'opinion, de corporations ou de lobbys divers.

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25 janvier 2008

Municipales: Stabilité politque en comparaison des municipales de 2001.

Le rapport de force favorable à la gauche, tel est le titre du Figaro sous la plume de Jérôme Bouin ce matin. maisà y regarder de plus près, c'est plutôt de stabilité qu'il faut parler et une majorité importante d'élcteurs s'exprimera d'abord en fonction de considérations locales.
Les listes soutenues par le PS, le PC, les Verts et les divers gauche, rassemblent 46% des intentions de vote au premier tour contre 40 pour l'UMP. Les Français affirment qu'ils voteront avant tout en fonction de considérations locales.
La gauche peut être optimiste à l'entame de la campagne pour les élections municipales des 9 et 16 mars prochains. Selon un sondage* CSA-Dexia réalisé pour Europe 1 - «Le Parisien-Aujourd'hui en France», le rapport de forces national en vue du premier tour, dans les villes de plus de 3.500 habitants, lui est favorable. Un résultat qui confirme un précédent sondage réalisé début janvier par le Journal du Dimanche.
Les listes soutenues par le PS, le PC, les Verts et les divers gauche sont soutenues par 46% des personnes interrogées. À titre de comparaison, elles avaient rassemblé 44,87% des suffrages en 2001. Le total UMP-divers droite est lui de 40%, contre 47% en 2001. À cette date, l'UDF faisait souvent liste commune avec le RPR. Le Mouvement Démocrate de François Bayrou est crédité de 7%. Le MoDem a choisi, selon les circonstances locales, de faire alliance soit avec la gauche soit avec la majorité gouvernementale.
Selon Le Parisien, on peut situer ces électeurs «plutôt au centre-gauche, ce qui peut réserver des surprises au second tour». Les autres listes rassemblent peu : 2% pour le Front National (en retrait par rapport à 2001 et par rapport à l'enquête du JDD), autant pour l'extrême gauche.
Deuxième enseignement de ce sondage, les Français voteront avant tout en fonction de considérations purement locales. C'est ce qu'ils affirment à 56%, contre 23% qui souhaiteront en faire un geste d'opposition au chef de l'État et au gouvernement et 16% pour, au contraire, les soutenir. Un résultat qui fait écho à l'enquête Opinion Way-Le Figaro dans laquelle 73 % des Français privilégiaient massivement l'enjeu local.
La priorité donnée par les Français à l'aspect local de cette campagne a peut-être convaincu le chef de l'État. «Je ne veux pas me mêler du détail des municipales. Ce n'est pas mon travail», a-t-il déclaré lundi lors d'une visite à Pau, après avoir assuré le 8 janvier lors de sa conférence de presse qu'il s'engagerait dans ce combat. Des propos qu'il a tenu à expliciter mercredi, «Je ne me désengage pas des municipales. Simplement je n'irai pas battre les estrades ou les marchés. Par essence, une élection est toujours politique. Je n'ai pas changé d'avis».

* Sondage réalisé les 23 et 24 janvier 2008 au près d'un échantillon national représentatif de 812 personnes âgées de 18 ans et plus, inscrites sur les listes électorales des communes de plus de 3.500 habitants. Méthode des quotas. Notice détaillée à la commission des sondages.

24 janvier 2008

Le témoignage de mon père, Alter Fajnzylberg, dans le documentaire qui sera rediffusé samedi sur Arte

Vous pourrez voir ou revoir samedi 26 janvier à 14 heures le documentaire Sonderkommando Auschwitz-Birkenau comsitué à partir de témoignage de déportés dans les Sonderkommandos, dont celui de mon père.
Chargés de faire fonctionner les fours crématoires, de très rares déportés des “commandos spéciaux” ont pu témoigner, bravant l’anéantissement programmé. Emil Weiss fait résonner à nouveau leurs voix défuntes.
Lorsque l’armée rouge pénètre dans le complexe concentrationnaire d’Auschwitz-Birkenau, le 27 janvier 1945, elle trouve les quatre fours crématoires dynamités par les nazis, qui ont cherché ainsi à effacer leurs crimes. Ce sont les Sonderkommandos, ces équipes spéciales de déportés sélectionnés par les SS, qui étaient contraints de les faire fonctionner. Témoins ultimes de l’extermination de leur peuple par la machine de mort des nazis, ils devaient mourir infailliblement au bout de quatre mois.
Mais quelques-uns parvinrent à survivre aux massacres et quatre d’entre eux – Szlama Dragon, Henryk Tauber, Alter Fajnzylberg dit Feinsilber dans le film, ainsi que le médecin Miklos Nyisli – purent témoigner devant les tribunaux de l’après-guerre. Dans les semaines, les mois qui suivirent, et même parfois plusieurs décennies après, plusieurs manuscrits rédigés en yiddish furent retrouvés, qui avaient été enfouis sous les cendres autour des crématoires : ceux de Zalmen Gradowski, Leib Langfus et Zalmen Lewental. Le premier, l’un des organisateurs du soulèvement armé des Sonderkommandos du crématoire 3, survenu en octobre 44, fut tué avec 451 de ses compagnons ; les deux autres furent exécutés deux mois avant la libération du camp. Comme les dépositions des survivants, ces manuscrits, rédigés dans l’urgence et en cachette, révèlent le mode opératoire de la “solution finale”, car l’angoisse de voir les nazis parvenir à effacer leur crime s’ajoutait à l’enfer vécu par leurs auxiliaires forcés. Ce qui rend ces mots soutenables, c’est le combat de leurs auteurs pour préserver leur propre humanité, exprimer leur douleur, décrire l’horreur. En arpentant aujourd’hui le camp d’Auschwitz-Birkenau, en scrutant les décombres des fours, les baraquements, les arbres qui ont poussé, Emil Weiss donne à entendre leurs voix défuntes

23 janvier 2008

Sarkozy adhère "à l'essentiel" des conclusions de la commission Attali

Comme le constate aujourd'hui Le Nouvel Observateur, l'ancien sherpa de François Mitterrand a remis au président son rapport sur "la libération de la croissance", contenant 316 propositions, certaines déjà polémiques. "Notre rapport est techniquement applicable, financièrement équilibré, sans augmenter les impôts", a assuré Jacques Attali.
La commission présidée par Jacques Attali a présenté au président Nicolas Sarkozy, mercredi 23 janvier, son rapport sur "la libération de la croissance" française. Le rapport compte 200 pages et plus de 300 propositions, certaines déjà polémiques, qui visent à "changer la France".
Nicolas Sarkozy a affirmé qu'il adhérait "à l'essentiel" des conclusions de la commission.
"Si certains ont été effrayés par le contenu de vos propositions, moi je les trouve plutôt raisonnables dans l'essentiel", a-t-il déclaré.
Le chef de l'Etat a vanté le "constat parfaitement raisonnable" de la commission, le résumant ainsi: "dans un monde qui change à très grande vitesse, la France a pris du retard alors qu'elle dispose d'atouts exceptionnels".
Nicolas Sarkozy a jugé nécessaire de réformer certaines professions réglementées, estimant qu'il existe des "réglementations parfaitement obsolètes", par exemple celle des taxis.
"Dans cet ensemble (...) j'assumerai quelques désaccords", a-t-il toutefois ajouté. Nicolas Sarkozy a notamment cité le retrait du principe de précaution demandé par la commission Attali ou la suppression des départements.
"Un ensemble"
Jacques Attali a affirmé lors de son discours introductif que le texte était "prêt" à être appliqué et que toutes ses mesures formaient "un ensemble".
"Notre rapport est techniquement applicable, financièrement équilibré, sans augmenter les impôts", a-t-il dit en remettant son document à Nicolas Sarkozy.
Il appartient "naturellement" au "gouvernement, au président de la République et au Parlement de décider ce qui sera fait", a-t-il ajouté.
"Mais ce rapport a une cohérence interne (...) et aucune des mesures qui est là ne se comprend et ne peut s'appliquer sans être faite dans un ensemble", a-t-il souligné.
"C'est un rapport prêt à être mis en place, à être appliqué et pas à être mis à l'étude", a insisté l'ancien sherpa de François Mitterrand.
200 pages
Révélé par la presse dans une version provisoire, le rapport fixe comme objectif la réduction des dépenses publiques, dont la part dans le produit intérieur brut (PIB) devrait baisser d'environ un point par an, afin de remettre la France dans la "moyenne européenne en 2012".

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