Mondial de rugby: le XV de France en mission pour gagner.
Rien sinon la victoire au soir de la finale de "sa" Coupe du monde, dans son Stade de France, le 20 octobre, ne satisfera le peuple du rugby français.
Le XV de France a atteint deux fois la finale, après avoir chaque fois remporté en demi-finale le plus beau match de la compétition, face à l'Australie à Sydney, lors de la première édition en 1987, et face aux All Blacks de Nouvelle-Zélande à Twickenham, en 1999.
Chaque fois aussi, il a buté sur la Nouvelle-Zélande puis sur l'Australie, et la France reste la seule nation majeure du rugby à n'avoir jamais conquis la Coupe William Webb-Ellis.
Un élément peut tout changer, elle jouera à domicile à partir du 7 septembre.
"C'est un privilège et un rêve de jouer sur ses terres. Il ne faut pas galvauder cette chance", souligne Jo Maso, qui était déjà manager de l'équipe en 1999 et 2003. "Nous sommes en mission. Nous nous devons de sortir la tête haute."
Si Jo Maso va vivre sa quatrième Coupe du monde, Bernard Laporte, en poste depuis l'an 2000, en sera à sa deuxième.
Depuis la défaite face à l'Angleterre, par un soir d'orage australien, il y a quatre ans, l'entraîneur du XV de France est complètement obnubilé par l'échéance de 2007.
Depuis des mois et même des années, le futur secrétaire d'Etat aux Sports de Nicolas Sarkozy demande à ses joueurs de penser à la Coupe du monde tous les jours, dès leur réveil.
Il a obtenu des clubs d'avoir 40 joueurs à sa disposition pendant sept semaines durant le Tournoi des Six Nations. Le groupe des 30 sélectionnés a été rassemblé dès le 2 juillet.
Le temps d'un rude programme de préparation physique, le Centre national du rugby de Marcoussis a justifié le surnom de "Marcatraz" que lui ont donné les joueurs en référence à la prison de la baie de San Francisco.
Les 30 en sont sortis affûtés comme jamais. Lorsque le temps des matches de préparation est venu, ils ont battu l'Angleterre 21-15 à Twickenham, réaffirmé leur supériorité sur les champions du monde 22-9 à Marseille et balayé Galles 34-7 à Cardiff.
"En terme de timing, tout est respecté", juge Maso.
Tout n'est certes pas parfait. Le forfait de Sylvain Marconnet, finalement vaincu par une blessure stupide, a porté un coup à la puissance et peut-être au moral des avants. La stratégie du "kaiser" Laporte est un autre sujet de discussion.
Mis en cause dans l'échec de 2003, sévèrement critiqué après les deux déroutes 45-6 et 47-3 face aux All Blacks en 2004 et 2006, au Stade de France et à Lyon, il lui est aujourd'hui reproché de ne pas avoir fait éclore une équipe type.
"Une équipe type, ça n'existe pas. Il y a un groupe de 30 joueurs qui tournent parce qu'il y a toujours des blessés, des baisses de forme. Le groupe a beaucoup d'homogénéité, c'est une arme qui le tire vers le haut", réplique-t-il.
Jouer à 22, voire à 30, et non plus à 15, permettra peut-être à la France de battre l'Argentine, lors du match d'ouverture, puis l'Irlande, autre rival de poule, et d'éviter un quart de finale contre les All Blacks à Cardiff.
Si elle y parvient, son premier adversaire de la phase éliminatoire sera l'Ecosse ou l'Italie. Viendront ensuite une demi-finale contre l'Afrique du Sud ou l'Angleterre puis la finale contre la Nouvelle-Zélande ou l'Australie.
"Le plus beau et le plus dur restent à venir", a prédit Laporte dans les vestiaires de Cardiff.
allez bernard moi je suis avec toi. et allez les bleus
Rédigé par: inconnue | 13 septembre 2007 at 12h39